Les organisations et coopératives agricoles de l'UE (Copa-Cogeca) ont salué, jeudi 8 janvier, la réactivité de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que les efforts immédiats et concrets déployés la veille par les commissaires et les ministres européens pour répondre aux préoccupations du secteur (EUROPE 13781/4).
« Cependant, les propositions présentées restent insuffisantes pour faire face à la profondeur et à l’urgence des défis rencontrés sur le terrain », a souligné le Copa-Cogeca.
Sur la politique agricole commune (PAC) post-2027, les propositions récentes ne modifient pas les préoccupations fondamentales des agriculteurs et des coopératives agricoles de l’UE. « La PAC reste morcelée au sein du Fonds unique, menaçant les revenus des agriculteurs et les objectifs centraux du Traité ».
Concernant le commerce équitable et la réciprocité, les mesures proposées ne réduisent que partiellement les risques liés aux accords commerciaux qui menacent les normes de production européennes. Le Copa-Cogeca continue de demander le rejet de l’accord UE/Mercosur (voir autre nouvelle).
Concernant la hausse des coûts des engrais en raison de l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), le Copa-Cogeca exige des mesures immédiates garantissant la disponibilité et l’accessibilité des engrais. Par ailleurs, bien que la suppression des droits de douane sur certaines importations d’engrais constitue une avancée positive, elle reste largement insuffisante, car elle ne couvre pas les principaux engrais utilisés directement par les agriculteurs, déplorent les organisations.
Le Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA), de son côté, a salué la proposition visant à ajouter 45 milliards d’euros au budget proposé de la PAC sur la période 2028-2034. (Lionel Changeur)