Plusieurs pays d'Europe centrale et orientale membres de la zone euro se mobilisent afin d'obtenir, pour la première fois, un siège au sein du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), alors que plusieurs postes seront vacants d'ici fin 2027, à commencer par la vice-présidence de l'institut monétaire de Francfort en mai 2026.
À la veille de la date limite de dépôt des candidatures pour la vice-présidence de la BCE, les autorités croates ont nommé, jeudi 8 janvier, le banquier central du pays, Boris Vujčić. La veille, la Lituanie avait mis en avant la candidature de Rimantas Šadžius, candidat malheureux à la course pour la présidence de l'Eurogroupe, en juin 2025 (EUROPE 13675/2).
« La longue expérience de Rimantas Šadžius en tant que ministre des Finances, notamment lors de l'adhésion de la Lituanie à la zone euro en 2015, est inestimable et mérite d'être mise à profit à l'échelle européenne », a souligné le ministre des Finances, Kristupas Vaitiekūnas, dans un communiqué, notant que le comité exécutif de la BCE ne compte, à ce jour, aucun représentant des États membres ayant rejoint l'UE après 2004. Selon lui, « un équilibre géographique adéquat est une condition préalable essentielle à la légitimité et à l'efficacité de toutes les institutions de l'UE ».
Voir le communiqué des autorités lituaniennes : https://aeur.eu/f/k73
Figurent parmi les autres candidats les banquiers centraux estonien - Madis Müller, letton - Mārtiņš Kazāks, et finlandais - Olli Rehn. Ce dernier était commissaire européen aux Affaires économiques et financières lors de la crise de la dette souveraine en zone euro. Pourrait aussi être dans la course le Portugais Marío Centeno, président de l'Eurogroupe de janvier 2018 à juillet 2020.
L'Eurogroupe se prononcera, lundi 19 janvier, sur le successeur de M. de Guindos à la vice-présidence de la BCE.
Trois autres mandats au sein du directoire de la BCE, dont celui de la présidente, Christine Lagarde, expireront d'ici la fin de 2027. (Mathieu Bion)