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Bulletin Quotidien Europe N° 13742
Sommaire Publication complète Par article 12 / 26
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les producteurs de l'UE demandent un « mécanisme automatique » de surveillance des importations de produits ukrainiens

Plusieurs organisations agricoles au sein de l’UE (volailles, sucre, maïs, Copa-Cogeca...) ont réclamé, jeudi 30 octobre, des mesures concrètes face aux inquiétudes persistantes liées à l’entrée en vigueur, la veille, de la zone de libre-échange approfondie et complète entre l'UE et l’Ukraine.

Cet accord tient « pleinement compte de la sensibilité de certains secteurs agricoles européens », assure la Commission européenne (https://aeur.eu/f/j77 ).

Les organisations reconnaissent les efforts pour protéger les producteurs européens, mais jugent les concessions trop importantes. Les hausses de quotas inquiètent : +25% pour l’alcool éthylique, +33% pour la volaille, +30% pour le blé, +29% pour l’orge, +54% pour le maïs et +200% pour les œufs. Les augmentations sont jugées alarmantes pour le sucre (+398%) et le miel (+483%).

Les organisations saluent le principe d’une clause de sauvegarde renforcée, mais doutent de son efficacité réelle et demandent la mise en place d’un mécanisme automatique et transparent de surveillance des importations sensibles (EUROPE 13740/26).

La convergence des normes ukrainiennes avec celles de l’UE d’ici 2028 constitue un progrès sur le papier, « mais aucune garantie n’assure que ces engagements seront effectivement appliqués », préviennent-elles. (Lionel Changeur)

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