Au lendemain du Conseil 'Environnement', qui s’est tenu jeudi 18 septembre (EUROPE 13712/2), plusieurs ONG et centres de réflexion ont estimé, par des communiqués, que la déclaration d’intention adoptée par les ministres sur l’objectif climatique 2035 reste insuffisante en l’absence d’un accord sur un objectif 2040 et sur la contribution déterminée au niveau national (NDC).
Selon la coalition d’ONG Climate Action Network (CAN) Europe, le retard pris « sape la crédibilité internationale de l’UE », alors que la COP30 - qui se tiendra en novembre à Belém (Brésil) - approche.
« Le temps presse, mais cela ne devrait pas conduire à revoir à la baisse l'objectif de réduction fixé pour 2035 », a déclaré la responsable climat du réseau, Sven Harmeling.
Le WWF a pointé du doigt les risques relatifs à un recours plus important aux crédits carbone internationaux. « Certains États préfèrent financer des réductions ailleurs plutôt qu’investir dans leur propre économie », a affirmé le chargé de politique climatique, Michael Sicaud-Clyet.
Certains centres de réflexion ont partagé des préoccupations similaires.
Ainsi, la directrice de Strategic Perspectives, spécialisée dans les politiques climatiques et énergétiques européennes et internationales, Linda Kalcher, a jugé « embarrassant » que l’UE manque une nouvelle échéance des Nations unies et a incité à adopter rapidement un objectif 2040 et une NDC complète pour 2035.
De même, la responsable de programme au bureau bruxellois du centre de réflexion Third Generation Environmentalism (E3G), Elisa Giannelli, a affirmé que les chefs d’État « devraient manifester leur soutien à l'objectif climatique pour 2040 » lors du Conseil européen d’octobre afin de permettre une adoption à temps avant la COP30. (Nithya Paquiry)