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Bulletin Quotidien Europe N° 13698
Sommaire Publication complète Par article 13 / 19
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / ÉgalitÉ de genre

L'Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes appelle à agir contre les stéréotypes qui entretiennent les écarts

« Malgré une prise de conscience et des progrès croissants, les stéréotypes de genre demeurent profondément ancrés dans l’UE », constate l'Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans un rapport publié jeudi 28 août.

 'De la perception à la politique : démanteler les stéréotypes de genre dans l’Union européenne' démontre ainsi qu’en dépit d’un certain nombre d’avancées que les stéréotypes de genre continuent de façonner les sociétés européennes et freinent, par là, les progrès vers une égalité effective.

Selon l’EIGE, ces stéréotypes sont « intégrés dans nos cultures, nos institutions, nos relations et nos comportements » et influencent tant l’image que les femmes et les hommes ont d’eux-mêmes que leurs choix de vie. 

Ils se traduisent notamment par des inégalités toujours observées dans le travail rémunéré, l’accès aux ressources financières, l’éducation, le partage des tâches domestiques, la santé, la représentation politique et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Ainsi que le rapporte le document, en 2024, le taux d’emploi des hommes atteignait 81%, contre 71% pour les femmes, dont près de trois fois plus travaillaient à temps partiel. L’écart de rémunération était de 12% et l’écart de pension de 25%.

En outre, 36% des femmes et 46% des hommes estiment encore que les hommes gagnent plus parce que leurs emplois seraient plus exigeants. 

Aussi, les stéréotypes ne semblent pas s’estomper auprès des jeunes générations : si les jeunes femmes se disent plus conscientes des inégalités, une part de plus en plus importante de jeunes hommes défendent des normes traditionnelles. 

43% des hommes de 15 à 24 ans considèrent que le rôle principal d’un homme est de gagner de l’argent - soit une proportion équivalente à celle observée chez les 45-64 ans (43%) contre 42% chez les 25-44 ans - et bien plus élevée que chez leurs homologues féminines du même âge (30%). 

De fait, il s’agit pour l’EIGE d’agir à plusieurs niveaux. L’institut préconise donc d’intégrer une éducation sensible au genre dès le plus jeune âge, de promouvoir des modèles de leadership diversifiés, de renforcer la transparence salariale, mais aussi de briser les tabous autour de l'accès à la santé mentale, surtout pour les hommes, et de promouvoir un partage équilibré des responsabilités familiales.

Lire le document (en anglais) : https://aeur.eu/f/i77  (Nithya Paquiry)

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