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Bulletin Quotidien Europe N° 13514
ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

L'UE maintient la pression sur les autorités géorgiennes pour que la lumière soit faite sur les irrégularités électorales observées

Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a réitéré, mardi 29 octobre, la demande des institutions de l'UE adressée aux autorités géorgiennes pour que celles-ci enquêtent sur l'ensemble des irrégularités observées lors des élections législatives controversées du week-end dernier, alors que l'opposition politique pro-européenne manifeste pour contester les résultats ayant attribué la victoire au parti 'Rêve géorgien' au pouvoir (EUROPE 13513/1).

« La Commission électorale centrale de Géorgie et les autorités compétentes doivent enquêter sur les irrégularités, les pressions et les intimidations exercées sur les électeurs, qui ont eu un impact sur la confiance du public dans le processus, signalées par les observateurs. Ces irrégularités doivent être traitées rapidement, de manière transparente et indépendante », a déclaré M. Borrell dans un communiqué, qualifiant l'évolution sur le terrain de « très préoccupante ». Il a également relevé que « les observateurs internationaux n'(avaient) pas qualifié les élections de libres ni d'équitables ».

L'annonce par la Commission électorale centrale, le même jour, d'un recompte partiel des voix a été accueillie favorablement par la porte-parole du 'Service européen pour l'action extérieure', Nabila Massrali, qui a néanmoins rappelé que toutes les irrégularités devaient faire l'objet d'une investigation. Elle n'a confirmé aucun déplacement en Géorgie du Haut Représentant à ce stade.

M. Borrell a également annoncé que le 'Comité politique et de sécurité' du Conseil de l'UE se réunirait le jour même. Et il a rappelé que le Conseil 'Affaires étrangères' évaluera la situation et réaffirmera la position de l'UE vis-à-vis de la Géorgie lundi 18 novembre.

La veille au soir, treize pays de l'UE avaient uni leurs voix pour dénoncer « les violations de l'intégrité électorale » lors des élections législatives géorgiennes. Ces violations sont « incompatibles avec les normes démocratiques attendues d'un pays candidat à l'adhésion à l'UE » et constituent « une trahison des aspirations européennes légitimes de la population géorgienne », ont-ils estimé.

Ils ont également jugé « prématuré » le déplacement à Tbilissi du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui « ne parle pas au nom de l'UE ».

Signataire de la déclaration, la Suède a indiqué qu'elle suspendait sa coopération gouvernementale avec la Géorgie. 

Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/e2i

S'exprimant mardi devant la presse aux côtés du Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, le dirigeant hongrois a félicité le parti 'Rêve géorgien', qui mène « une politique pro-européenne » et « pour la paix », afin que la Géorgie ne devienne « pas une deuxième Ukraine ». Selon lui, aucun observateur international présent dans le pays « n'a osé remettre en question le fait que les élections ont été libres et démocratiques ».

M. Orbán a conseillé à son homologue géorgien de « ne pas prêter trop d'importance (...) aux débats » qui agitent la sphère européenne sur les résultats des élections géorgiennes. À Bruxelles, « le manuel politique » dominant est le suivant : « 'Si les libéraux gagnent, c'est la démocratie. Si les conservateurs gagnent, ce n'est pas la démocratie' », a-t-il ironisé.

Le Premier ministre hongrois a également évoqué les relations économiques entre son pays et la Géorgie, notamment les liaisons vers Tbilissi opérées par la compagnie aérienne Wizzair, ainsi qu'un projet énergétique visant à « acheminer de l'électricité 'verte' produite dans le Caucase vers l'Europe » via une entreprise commune réunissant l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Hongrie et la Roumanie. (Mathieu Bion)

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