La Commission européenne et l'Autorité palestinienne ont signé une lettre d'intention définissant une stratégie qui vise à remédier à la situation budgétaire et fiscale critique de l'Autorité et de l'économie palestiniennes, a annoncé la Commission européenne vendredi 19 juillet.
L'UE s'engage à apporter une aide financière d'urgence à court terme - de 400 millions d'euros - à l'Autorité palestinienne afin de répondre aux besoins financiers les plus urgents de cette dernière et soutenir son programme de réformes. Ce soutien, sous forme de dons et de prêts, sera décaissé en trois versements entre juillet et septembre 2024, « sous réserve des progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme de réformes de l'Autorité palestinienne », a précisé la Commission dans un communiqué.
La stratégie de réformes de l'Autorité palestinienne vise à atteindre la stabilité budgétaire, tout en modernisant l'administration et la gouvernance palestiniennes, en luttant contre la corruption, en faisant progresser l'État de droit et la transparence, en réformant la sécurité sociale et les systèmes éducatifs, en améliorant l'environnement des entreprises et en consolidant les fondations d'une économie de marché, selon la Commission.
L'aide financière à court terme ouvrira la voie à un programme global pour la reprise et la résilience palestiniennes. Estimant que des fonds d'autres donateurs seront nécessaires, la Commission européenne a proposé de créer une plateforme de coordination des donateurs en faveur de la Palestine à partir de l'automne 2024, jusqu'à la fin de 2026.
Elle devrait présenter une proposition législative pour ce programme début septembre, afin que les paiements puissent débuter avant la fin de l'année, pour autant que les conditions soient réunies.
Le programme d'aide pluriannuel, subordonné à la mise en œuvre du programme de réformes, devrait permettre à l'Autorité palestinienne d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici 2026 et d'assurer sa viabilité financière à long terme par la suite, selon la Commission européenne. Il vise également à contribuer à l'amélioration des relations économiques et financières avec Israël, notamment sous la forme d'un versement régulier des recettes fiscales dues à l'Autorité et de la suppression des restrictions d'accès imposées aux travailleurs palestiniens, a précisé la Commission dans son communiqué. (Camille-Cerise Gessant)