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Bulletin Quotidien Europe N° 13386
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

En 2024, des risques subsistent concernant l’augmentation des prix de l’énergie, selon la Commission européenne

Si les prix de gros de l'électricité et du gaz ont considérablement baissé depuis fin 2022, ils sont encore deux fois plus élevés que leurs niveaux historiques, a indiqué la Commission européenne dans un rapport publié vendredi 5 avril concernant le développement des prix et des coûts de l’énergie dans l’UE entre 2010 et début 2023.

« L'impact des prix plus élevés sur les factures d'énergie, en particulier pour les ménages et les entreprises les plus vulnérables, reste considérable », indique le rapport.

Le prix de détail moyen de l'électricité dans l'UE a augmenté de 9% (+19 euros/MWh) pour atteindre 235 euros/MWh entre 2020 et 2021. Au premier semestre 2022, les prix ont grimpé à 310 euros/MWh (+32%), et au second semestre 2022 à 371 euros/MWh (+20%). Au premier semestre 2023, à la suite de la baisse des marchés de gros, les prix de détail sont retombés à 310 euros/MWh (-16%).

Les prix de détail moyens du gaz pour les ménages de l'UE, quant à eux, sont passés de 68 euros/MWh en 2021 à 143 euros/MWh en janvier 2023.

« L'impact sur l'ensemble de l'économie de l'UE a également été important, avec une augmentation significative de la facture des importations de combustibles fossiles de l'UE, principalement due à la flambée des prix du gaz et du pétrole », précise la Commission.

Pour 2024, les perspectives sont plus optimistes, mais la réduction de l'approvisionnement en gaz russe par gazoduc vers l'Europe a provoqué des tensions sur les marchés mondiaux du gaz qui devraient persister jusqu'à ce que de nouvelles capacités de liquéfaction du GNL (gaz naturel liquefié) entrent en service à partir de 2025.

Certains risques peuvent également se matérialiser en 2024, comme un fort rebond de la demande asiatique, des conditions météorologiques extrêmes, de nouvelles réductions des importations de gaz en provenance de Russie et des conflits armés au Moyen-Orient et ailleurs.

Le rapport indique également que le GNL représente désormais une part de 40% de l’approvisionnement en gaz de l’UE et qu’à l’avenir, les gaz renouvelables devraient être de plus en plus utilisés pour soutenir le travail de décarbonation de l'UE.

Afin d’éviter les crises, l’UE mise sur l’adoption généralisée de technologies à faible teneur en carbone et renouvelables, les mesures d'efficacité énergétique et des taux d'électrification accrus dans le domaine du chauffage et des transports.

Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/bnr  (Pauline Denys)

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