Le président français, Emmanuel Macron, était au Brésil, du 26 au 28 mars, pour une visite de plusieurs jours où il a rencontré son homologue brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva. Bien qu'il ait loué les liens entre l'Europe, plus particulièrement la France, et le Brésil, il a, de nouveau, critiqué fortement l'accord de commerce UE/Mercosur en discussion.
M. Macron estime qu'il faut « bâtir » un nouvel accord « qui soit responsable d'un point de vue du développement, du climat et de la biodiversité. Un accord de nouvelle génération avec des clauses miroirs ».
Le président brésilien, de son côté, avait appelé à conclure les négociations rapidement, il y a quelques semaines. Le ministre brésilien de l'Économie, Fernando Haddad, a estimé, mercredi 27 mars, qu'il fallait « exploiter au maximum les opportunités en vue d'échanges plus importants entre l'Union européenne et le Mercosur ».
Les discussions entre les équipes de négociateurs des deux parties se sont poursuivies ces dernières semaines, malgré les appels de la France à mettre fin au processus, avec en toile de fond la propagation de la colère agricole dans l'UE.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a regretté la moindre affluence des investissements brésiliens en France. Selon lui, les investisseurs n'ont aucune excuse, dans la mesure où Paris a simplifié les règles sur le marché du travail et la fiscalité pour les entreprises.
La visite du chef d'État français au Brésil a également été l'occasion d'aborder le contexte géopolitique mondial actuel et ses conflits. Si M. Macron a évoqué « une même vision du monde » entre le Brésil et la France, il a affirmé « qu'il nous faut parfois savoir tenir le langage de la fermeté pour protéger la paix », faisant sans doute référence au non-alignement du Brésil sur l'agression militaire russe en Ukraine. (Léa Marchal)