Dans un document de position publié lundi 25 mars, une coalition d’ONG européennes, dont le réseau Climate Action Europe, le Fonds mondial pour la nature (WWF Europe) et le Bureau européen de l'environnement (BEE), expose les insuffisances des mécanismes de gouvernance climatique de l'Union européenne en matière de respect des droits procéduraux, notamment ceux établis par la Convention d'Aarhus (EUROPE 12806/8).
Pointant du doigt les difficultés de l'actuelle gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action pour le climat (établie fin 2018 par le règlement (UE) 2018/1999) à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, la publication souligne l'inaccessibilité des processus décisionnels aux citoyens et autres parties prenantes ainsi que le non-respect des normes internationales.
La nécessité d'une révision partielle du règlement est étayée par une évaluation en cours, demandée notamment par la Commission européenne et le Comité européen des régions, qui dénonce une mise en œuvre lacunaire des principes de démocratie environnementale.
La révision proposée viserait à améliorer la transparence, l'accès à la justice et la participation publique dans l'élaboration des plans nationaux Énergie-Climat (PNEC) (EUROPE 13166/19) et des stratégies à long terme pour une UE climatiquement neutre.
Ce rapport insiste, de fait, sur l'urgence d'adopter une approche plus inclusive et démocratique dans la lutte contre le changement climatique, rappelant l'importance de l'engagement citoyen dans l'élaboration des politiques environnementales.
Les recommandations (en anglais) : https://aeur.eu/f/bjg (Nithya Paquiry)