Le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, lundi 26 février, que les conditions d’élections libres et équitables n’étaient pas réunies lors des scrutins législatif et local en Biélorussie, dimanche 25 février, et que « les nouveaux responsables parlementaires et locaux manquaient de légitimité démocratique ».
Selon la Commission électorale centrale, 73% des 6,9 millions d’électeurs ont participé à l’élection de 110 députés et 12 514 conseillers locaux.
« Le niveau sans cesse croissant et sans précédent de répression, de violations des droits de l'homme, de restrictions à la participation politique et à l'accès aux médias indépendants par le régime de Loukachenko a gravement porté atteinte à la légitimité du processus électoral », a-t-il souligné dans un communiqué.
Le Haut Représentant a souligné les regrets de l'UE face à l'absence d'invitation des autorités biélorusses d'une mission d’observation électorale de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe/Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH), contrairement aux engagements internationaux de la Biélorussie. « Cela illustre une fois de plus le manque de transparence du processus électoral et l’incapacité à garantir son respect des normes électorales internationales », a-t-il estimé.
M. Borrell a rappelé le soutien de l'UE au droit démocratique du peuple biélorusse d'élire ses représentants au moyen d'élections véritables, démocratiques et transparentes. (Camille-Cerise Gessant)