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Bulletin Quotidien Europe N° 13358
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Bce

Christine Lagarde appelle à une réponse européenne unitaire pour l'indépendance, l'investissement et l’intégration en Europe

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s'adressant aux députés européens réunis en plénière lundi 26 février à l'occasion du débat autour du rapport annuel du Parlement européen sur le rapport annuel de la BCE (EUROPE 13357/10), a dressé un état des lieux de la situation macroéconomique et souligné que l'inflation avait légèrement diminué pour s’établir 2,8% en rythme annuel en janvier en zone euro (EUROPE 13357/28). L'inflation sous-jacente hors prix de l'énergie, alimentation, alcool & tabac a également diminué, pour atteindre 3,3%. En revanche, l’inflation soutenue pour les services persiste.

Christine Lagarde a souligné le ralentissement de la croissance en 2023, mais a estimé que les signes d'une sortie de crise en 2024 se multipliaient.

Mme Lagarde a affirmé que la politique restrictive de la BCE avait contribué à cette baisse de l'inflation et permis de circonscrire les anticipations d'inflation, et que ces éléments constituaient une protection contre une spirale prix-salaires.

Plus largement, Mme Lagarde a estimé qu'une réponse politique européenne unitaire était nécessaire pour libérer le potentiel de l'Europe, en se concentrant sur trois dimensions : l'indépendance, l'investissement et l’intégration européenne.

Premièrement, elle a estimé que l'Europe devait progresser en matière d'indépendance énergétique et de renforcement de la sécurité énergétique, notamment par les investissements dans le déploiement des énergies renouvelables.

Deuxièmement, elle a souligné qu'il fallait encourager les investissements pour soutenir la transition verte et la transition numérique européennes.

La Présidente a estimé que, pour réaliser ces investissements, des progrès étaient nécessaires dans l'approfondissement de l’Union économique et monétaire. Elle a salué, à ce propos, l’accord intervenu sur la révision du cadre européen de gouvernance économique et a appelé à une mise en œuvre rapide de celle-ci. Mme Lagarde a également appelé à des progrès supplémentaires pour l'Union des marchés des capitaux et pour l’union bancaire .

Enfin, la Présidente a appelé à œuvrer à un marché unique mieux intégré, incluant aussi le marché de l’électricité.

Par ailleurs, elle a évoqué l'euro numérique, estimant qu'il contribuerait à soutenir la transition numérique.

La commissaire européenne aux Services financiers, Mairead McGuinness, quant à elle, a souligné que la Commission européenne avait recommandé, par le biais du processus budgétaire 'Semestre européen', une politique budgétaire prudente pour 2024 et 2025, et qu'une telle orientation irait dans le sens de la politique monétaire. En revanche, elle a souligné que cette politique budgétaire restrictive devait être accompagnée de soutiens aux investissements et de réformes pour favoriser la croissance.

En prolongement des amendements déposés (EUROPE 13357/10), le rapporteur, Johan Van Overtveldt (CRE, belge), a estimé que la BCE devait se concentrer sur son mandat primaire de stabilité des prix et réexaminer ses modèles de projection d'inflation. Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais), en revanche, a posé la question de la possibilité d'introduire un double taux d'intérêt pour soutenir les investissements favorables à l'environnement et la transition verte.

L'objectif principal de la BCE est la stabilité des prix, a répondu Mme Lagarde. Elle a estimé que cela ne signifiait pas pour autant qu'il n'existait pas d'objectifs secondaires, mais qu'ils devaient être poursuivis sans préjudice du mandat primaire de la BCE. Elle a ajouté que cela devait être clair pour les membres du Directoire et du Conseil des Gouverneurs.

Cependant, Mme Lagarde a souligné que, dans la mesure où il fallait évaluer les risques, il était impératif que la BCE prenne en compte le changement climatique, même si cela demeurait une priorité des parlementaires et des gouvernements. Elle a ajouté que cette disposition d'esprit, pour autant, n’excluait personne au sein du personnel de la BCE. (Émilie Vanderhulst)

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