La Commission européenne a autorisé, jeudi 25 mai, au titre du règlement relatif au contrôle des concentrations entre entreprises (CE/139/2004), l’acquisition du patrimoine et des activités du groupe bancaire Credit Suisse Group AG, en difficulté, par son concurrent le groupe bancaire UBS Group AG, et ce sans condition.
Les deux établissements sont des groupes bancaires d'envergure mondiale, tous deux basés en Suisse, qui offrent des services dans tous les principaux domaines de la banque et des services financiers.
La concentration envisagée, notifiée le 26 avril dernier, donne naissance à un géant bancaire d'importance systémique.
À l’issue de l’opération de concentration, réalisée par absorption, Credit Suisse n’aura plus d’existence légale. Seule UBS subsistera. Les actifs, les passifs et les contrats du groupe Credit Suisse seront transférés à UBS dans leur intégralité.
La Commission a estimé que l'opération de concentration ne poserait pas de problème de concurrence dans l'Espace économique européen (EEE). La Commission a en effet conclu, à l’issue de son enquête de marché, que la concentration envisagée n'entraverait pas de manière significative l'exercice d'une concurrence effective sur les marchés où les activités des deux parties prenantes se chevauchent au sein de l'EEE, particulièrement sur les marchés de gestion de patrimoine, de gestion d'actifs et dans le secteur de la banque d'investissement dans l'EEE.
La Commission a estimé notamment qu'en raison de la qualité et du nombre des compétiteurs actifs sur les marchés pertinents, l'entité résultant de l'opération de concentration (UBS) continuerait à faire face à une pression concurrentielle significative.
Le Parquet fédéral suisse, de son côté, a confirmé à l’AFP le 2 avril avoir ouvert des investigations sur les circonstances du rachat, effectué en urgence, de Credit Suisse Group AG par UBS Group AG.
Lien vers la description de l'opération dans le registre de la Commission européenne : https://aeur.eu/f/73o (Émilie Vanderhulst)