Le vice-Secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Enrique Mora, a rencontré l'Envoyé spécial du Gouvernement chinois pour les Affaires eurasiennes, Li Hui, jeudi 25 mai à Bruxelles, dans le cadre de l’engagement récent de la Chine avec l’Ukraine.
M. Mora a salué la visite de M. Hui en Europe, en particulier à Kiev, « bien que cela arrive plus d’un an après le début de l’agression illégale de la part de la Russie », a indiqué le SEAE dans un communiqué.
« Le vice-secrétaire général Mora a souligné l'entière responsabilité de la Russie dans l'agression non provoquée et injustifiée contre l'Ukraine, qui pose un défi majeur à la stabilité, à la sécurité et à la prospérité régionale et mondiale. Il a souligné que l'Ukraine exerçait son droit de légitime défense et que l'Union européenne s'était engagée à soutenir l'Ukraine à long terme », poursuit le communiqué.
Le SEAE a rappelé que l’UE attendait de la Chine qu'elle défende, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Charte des Nations unies et le droit international ainsi que le respect des principes de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale et le retrait immédiat et sans condition de toutes les forces et de tous les équipements militaires de l’ensemble du territoire ukrainien.
Analysant la situation sur Twitter, le chercheur en droit et membre du Paul Tsai China Center de la Yale Law School, Moritz Rudolf, a indiqué l'importance pour les Européens de livrer à M. Hui un discours harmonisé.
« Cette démarche est précieuse pour l'Europe, car elle sera probablement reconnue par Pékin. La diffusion d'un message cohérent à l'adresse de la Chine (à travers l'UE et ses États membres) a toujours été un défi majeur pour la politique européenne vis-à-vis de la Chine ».
Les deux parties ont indiqué rester en contact et continuer à œuvrer pour une paix durable en Ukraine. (Pauline Denys)