La Présidence suédoise du Conseil de l'UE a accueilli à Stockholm la conférence annuelle sur le marché intérieur, mardi 2 mai. Un message s'est dégagé des différents groupes de discussion : l'UE doit mieux prendre en compte la charge qu'induisent ses législations pour les entreprises, si elle veut être compétitive.
« Quand nous parlons aux entreprises de faire des affaires en Europe, elles nous disent que les conditions empirent par rapport aux États-Unis. [...] Il y a quelque 150 propositions législatives en cours. [...] Cela va à l'encontre de l'esprit d'entreprise », a insisté Fredrik Persson, président du représentant des entreprises BusinessEurope.
Cet appel a été entendu par le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, également présent. Il a rappelé que la Commission voulait réduire de 25% les obligations d'information pour les entreprises. Il s'est aussi engagé à ce que la Commission ne présente plus de proposition qui puisse nuire aux PME, en ayant systématiquement une analyse d'impact sur les PME avant de proposer un texte.
« La réglementation est nécessaire, mais doit être étroitement ciblée et ne doit pas diminuer l'innovation et le progrès », a déclaré, de son côté, le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson.
Pour l'eurodéputée Anna Cavazzini (Verts/ALE, allemande), en revanche, l'UE devrait d'abord mettre ses efforts sur la mise en œuvre des règles existantes dans les États membres. (Léa Marchal)