L’Association des loueurs européens de matériel roulant ferroviaire (AERRL) a publié, vendredi 28 avril, une feuille de route pour décarboner le transport ferroviaire. Avec d'autres entreprises, elle a lancé une étude, en juillet 2022, qui montre que l'ensemble du secteur ferroviaire doit concevoir une stratégie commune pour achever la transition du diesel fossile.
L'AERRL a ainsi partagé une première feuille de route des alternatives technologiques à l'horizon 2050, basée sur les résultats de cette étude. « Alors que l'électrification reste la solution la plus efficace d'un point de vue holistique, des solutions complémentaires peuvent contribuer à accélérer la décarbonation », est-il indiqué dans le rapport.
L’huile végétale hydrotraitée (HVO), qui est un biodiesel avancé, est classée comme candidate immédiate, car elle peut réduire les émissions de CO2 de 85 à 90% et est facile à mettre en œuvre. Le gaz naturel renouvelable (GNR) et le moteur à combustion interne à l'ammoniac (Ammonia ICE) sont considérés comme des options à court et moyen terme. Ces propositions ont tout de même des limites. Quant à l'hydrogène, « sa 'production verte' est encore très limitée et nécessite des dépenses importantes », est-il précisé.
L’AERRL a ainsi suggéré que les différentes parties prenantes se rassemblent dans un « système de transport de marchandises pour l'efficacité », organisé soit par la Commission, soit par un acteur désigné sur le terrain.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/6n6 (Anne Damiani)