Le secrétariat général du Conseil de l'UE a proposé aux États membres, le 16 mars, des principes concernant la Russie et la Biélorussie dans les forums multilatéraux à la suite de l'agression russe contre l'Ukraine.
Il propose que des mesures de suspension de la Russie et de la Biélorussie d’organisations internationales soient examinées. Ces mesures « devraient être classées par ordre de priorité, au cas par cas, sur la base d'une évaluation : (a) des intérêts de l'UE en jeu ; (b) des possibilités juridiques offertes par les règles de procédure de chaque organisation concernée et des dispositions et du contexte du traité applicable ; (c) des chances réalistes de succès et du niveau attendu du soutien transrégional ; (d) des conséquences potentielles pour l'UE ; (e) de l'intégrité de l'organisation et du système multilatéral ».
Selon le secrétariat, les Européens devraient s'opposer à l'élection ou la nomination de la Russie et de la Biélorussie ou de candidats russes et biélorusses à des fonctions officielles ou des postes à responsabilité.
Le secrétariat plaide pour empêcher la Russie et la Biélorussie d'accueillir des événements internationaux dans le cadre des instances multilatérales, ajoutant qu'il ne faudrait pas participer aux événements organisés dans ces pays ou à ceux qu'ils parrainent et suspendre leur participation aux événements parrainés par l'UE ou ses États membres. « Le cas échéant et si nécessaire, envisager, de manière coordonnée, d'abaisser le niveau de participation de l'UE et des États membres aux réunions de haut niveau lorsque des représentants russes ou biélorusses prennent la parole », ajoute le secrétariat.
De plus, des efforts doivent être faits pour suspendre les projets d'organisations internationales, dont l’ONU, qui ne sont pas conformes aux sanctions de l'UE.
Le secrétariat général souligne cependant que dans certains cas, la suspension de l'engagement avec la Russie et/ou la Biélorussie pourrait être préjudiciable aux intérêts de l'UE, citant notamment l’accord sur le nucléaire iranien, le climat et l’environnement, l’OMS et l’OSCE. (Camille-Cerise Gessant)