Les ministres de l’UE responsables des Sports ont soutenu, lundi 4 avril, les initiatives visant à aider les sportifs ukrainiens à poursuivre leur activité (accueil des sportifs, fourniture d’infrastructures et d’équipements, intégration d'Ukrainiens dans des clubs et des équipes). Vadym Markovich Gutzeit, le ministre ukrainien des Sports, a demandé de sanctionner davantage les athlètes russes et biélorusses.
Les ministres des Sports de l’UE ont débattu, lundi, de la promotion des valeurs de l´Union européenne à travers le sport et son organisation.
La ministre française chargée des Sports, Roxana Maracineanu, a salué notamment les actions des clubs sportifs de pays de l'UE pour les populations déplacées d'Ukraine. Elle a dit, en référence à une proposition polonaise, qu'il fallait réfléchir à comment inciter le mouvement sportif à « aller plus loin » sur la présence de Russes et de Biélorusses au sein des instances dirigeantes de certaines fédérations internationales où ces personnes sont encore présentes.
M. Gutzeit a indiqué que des sportifs du pays avaient perdu la vie en défendant l’Ukraine. Les Russes détruisent aussi des installations sportives en Ukraine. Il a salué les décisions ayant conduit à l’exclusion des sportifs russes et biélorusses de compétitions sportives et a demandé aux fédérations et à l’UEFA, notamment, d’interdire aux entraîneurs et sportifs russes leur participation aux compétitions internationales, d’arrêter la diffusion des compétitions russes et biélorusses et de bannir le financement des compétitions internationales par des sociétés russes et de Biélorussie. Il faut aussi annuler la participation des sportifs russes et biélorusses, selon lui.
M. Gutzeit a remercié les pays de l’UE qui accueillent et aident les athlètes ukrainiens à s’entraîner. Il a salué le fait que la Finlande et la Bulgarie aient créé des camps d’entraînement pour les équipes ukrainiennes.
Pour aider à reconstruire le pays dévasté, il a proposé aux pays de l’UE et aux acteurs du monde sportif de devenir des parrains « de cette renaissance des clubs sportifs » d’Ukraine ou encore la création d’une fondation pour le soutien du sport ukrainien.
Le ministre polonais a proposé un mécanisme européen de soutien en faveur des sportifs ukrainiens.
La délégation polonaise a évoqué le sujet connexe de l'impact de la guerre en Ukraine sur le secteur du sport en Europe. Elle a rappelé la déclaration des ministres de 37 pays sur les sanctions contre les sportifs russes et biélorusses. Le ministre polonais a noté que certaines fédérations sont restées « assez passives » et a demandé aux pays de l'UE d’exclure la Russie et la Biélorussie de toutes les associations et fédérations internationales, y compris le Comité international olympique (CIO). Même les arbitres russes doivent être interdits de compétitions, selon la Pologne.
Spyros Capralos, président des Comités olympiques européens (COE), a rappelé la collaboration avec des comités olympiques nationaux (Pologne, Finlande, Estonie, Roumanie, Autriche, Italie) pour aider les sportifs ukrainiens (hébergement, équipements sportifs...).
Développement durable. Le Conseil a adopté des conclusions sur le thème du sport et de l’activité physique, « leviers prometteurs de transformation des comportements en faveur d’un développement durable ». Ce texte souligne la nécessité que le sport au sens large (pratique sportive, production et consommation de biens et de services sportifs, utilisation des infrastructures sportives…) réduise son impact sur l’environnement, la biodiversité et le climat.
Les conclusions insistent aussi sur l’importance de renforcer le rôle du sport pour éduquer, sensibiliser et transformer les comportements en faveur des 'Objectifs de développement durable' des Nations unies. Les États membres, la Commission et le mouvement sportif ont réalisé des progrès en la matière. (Lionel Changeur)