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Bulletin Quotidien Europe N° 12880
ACTION EXTÉRIEURE / Afrique

De grandes ambitions européennes, mais aussi des incertitudes pour le sommet UE/Union africaine

A un peu plus de deux semaines du sixième sommet entre l'Union européenne et l'Union africaine (UA), prévu les 17 et 18 février à Bruxelles, l'ambition élevée de l'UE est connue : elle espère porter le partenariat stratégique à un niveau supérieur et construire une nouvelle Alliance Europe/Afrique « d'égal à égal » pour relever ensemble les défis du XXIe siècle.

La prospérité (un 'new deal' économique et financier, l'emploi des jeunes, la santé, le climat) ; la sécurité ; la mobilité et la migration dans un esprit de responsabilité en constitueront les trois grands volets (EUROPE 12866/2).

Pour autant, la position de l'Union africaine et le nombre de participants du côté africain constituaient, lundi 31 janvier, des inconnues (EUROPE 12853/16).

Du côté européen, l'objectif est de réunir un sommet avec les chefs d'État et non les seuls représentants des institutions de l'UA. « Les 54 chefs d'État africains sont invités. On ne sait qui répondra favorablement », ont déclaré lundi des diplomates européens.

Les tensions avec plusieurs pays ouest-africains suspendus par l'UA donnent une idée des absents. Sans compter « la situation sanitaire, qui est suivie de près », ont tenu à souligner ces diplomates.

Le sommet sera interactif, avec des tables-rondes : santé, climat, agriculture et développement durable, soutien au secteur privé, économie.

La déclaration politique en préparation sera courte (de 2 à 3 pages) et étayée de projets concrets en préparation par la Commission européenne et le Service européen pour l'action extérieure.

Il est trop tôt, à ce stade, pour dire si l'électrification du continent africain, par exemple, sera dans ces projets. « Le sujet a été identifié. L'UA s'organise en interne pour analyser les différents documents. L'UA travaille à son propre sommet, qui aura lieu juste avant le sommet UE/UA », ont précisé ces diplomates.

L'UA a annoncé le même jour qu'elle suspendait le Burkina Faso « de toutes ses activités », à la suite du récent coup d'État militaire, comme elle l'a fait avec le Mali et précédemment avec la Guinée, mais pas avec le Tchad.

S'agissant du Mali, le dialogue bilatéral qu'a eu, jeudi 27 janvier, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, avec le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, en lieu et place d'une réunion conjointe en session plénière UE/G5 Sahel, visait à donner une chance à la diplomatie avant l'application des sanctions brandies par l'UE depuis plusieurs mois (EUROPE 12878/2).

Interrogé sur la date à laquelle ces sanctions pourraient intervenir, un diplomate, renvoyant à ce qu'avaient annoncé M. Borrell et le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, a affirmé : « Ce sera rapidement, avant le sommet ». On ignorait encore que les autorités maliennes allaient donner 72 heures à l'ambassadeur français au Mali pour quitter le territoire (voir autre nouvelle).

Au Parlement européen, le groupe S&D prépare sa 'Semaine africaine', du 8 au 10 février, qui sera précédée d''un échange 'transcontinental' en ligne le 3 février à 11h. (Aminata Niang)

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