Le Conseil de l'Union européenne a décidé, lundi 10 janvier, d'imposer des mesures restrictives à l'encontre de sept responsables nicaraguayens et de trois entités publiques en raison de la persistance de la crise politique au Nicaragua, après la réélection illégitime du président Daniel Ortega en novembre dernier (EUROPE 12828/15).
Notamment, une fille et un autre fils du président Daniel Ortega et de la vice-présidente Rosario Murillo ainsi que la présidente et le vice-président du Conseil électoral suprême sont interdits de territoire et font l'objet d'un gel de leurs avoirs dans l'UE. Ces sanctions resserrent l'étau autour du président Ortega sans aller jusqu'à le viser directement, contrairement à ce qu'a réclamé le Parlement européen (EUROPE 12855/20).
Ces personnes sont responsables de graves violations des droits de l'homme, notamment la répression de la société civile, le soutien aux élections présidentielles et parlementaires frauduleuses et l'atteinte à la démocratie et à l'État de droit, souligne le Conseil dans un communiqué.
Au total, vingt-et-un dirigeants nicaraguayens font désormais l'objet de sanctions européennes jusqu'au 15 octobre 2022 (EUROPE 12809/26).
Les entités directement sanctionnées sont la police nationale du pays, le Conseil électoral suprême et l'Institut nicaraguayen des télécommunications et des services postaux.
Plus d'informations : https://bit.ly/3HS2p9c (Mathieu Bion)