L’eurodéputée Irène Tolleret (Renew Europe, française) a interrogé la Commission européenne sur le futur acte délégué sur les sels biologiques. La commission de l’agriculture du PE évoquera, le 9 novembre, les actes délégués sur le règlement bio.
« La Commission a-t-elle l'intention de suivre les orientations du groupe d'experts, ou plutôt de limiter le label biologique aux produits qui répondent le mieux aux exigences du nouveau règlement sur l'agriculture biologique, qui entrera en vigueur en 2022 ? », selon la question écrite.
Mme Tolleret explique que le groupe d'experts sur l'agriculture biologique (EGTOP) a publié, le 6 août, un rapport sur le sel indiquant que presque toutes les méthodes de production, y compris le sel de mine et les techniques de cristallisation artificielle, sont éligibles au label de l'agriculture bio.
« Cependant, la technique solaire, basée sur l'évaporation naturelle de l'eau de mer et impliquant des processus de production manuels, semble être la seule réellement compatible avec les exigences de l'agriculture biologique, notamment en ce qui concerne la préservation de l'environnement et des caractéristiques naturelles des produits », estime Irène Tolleret.
Les sels produits à partir de méthodes qui nécessitent l’utilisation d’intrants ne devraient pas être considérés comme compatibles avec la notion de processus agricole biologique, fait-elle valoir.
Les producteurs de sel de l’Atlantique redoutent l’arrivée d’un label ‘bio’ qui mettrait tous les sels dans le même 'panier'.
Voir le rapport : https://bit.ly/3EPjLSC (Lionel Changeur)