Le président serbe, Aleksandar Vučić, le Premier ministre albanais, Edi Rama, et le vice-premier ministre de la Macédoine du Nord, Nikola Dmitrov, ont appelé l'UE, jeudi 4 novembre, à s’engager davantage dans la région des Balkans occidentaux alors que le processus d’élargissement patine.
« Le monde d'aujourd'hui évolue rapidement. Il est temps d'agir et de le faire de manière décisive », ont-ils prévenu dans une déclaration publiée à l’issue d’une rencontre à Belgrade, ajoutant que « rester inactif n’est pas une option ».
Selon les dirigeants, « l’UE devrait et doit explorer toutes les voies d'une intégration avancée des Balkans occidentaux au cours de la période précédant l'adhésion ».
Ils ont ainsi proposé l’inclusion de la région dans l'élaboration des politiques commerciales et fiscales de l'UE, telles que le mécanisme d'ajustement aux frontières pour le carbone et les mesures de sauvegarde pour l'acier. La possibilité d’exempter les Balkans occidentaux de différentes mesures de politique commerciale pourrait être étudiée, tout comme l’inclusion des universités de la région dans l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche. « Dans le même temps, notre agriculture est en manque de fonds, avec un vaste potentiel pour se développer et fournir des productions de haute qualité au marché de l'UE », ont expliqué les dirigeants.
Pour les représentants serbe, macédonien et albanais, une participation à Schengen et l'intégration progressive de la région dans le marché unique de l'UE devraient être étudiées.
Par ailleurs, lors de leur réunion, les dirigeants sont convenus de la création d'un conseil interministériel qui coordonnera la mise en œuvre de l'initiative ‘Open Balkans’. Ce mini-Schengen doit faciliter la circulation et le passage des biens et des personnes entre les trois pays et les contrôles aux frontières doivent être supprimés à partir de janvier 2023. (Camille-Cerise Gessant)