Plus de 100 pays, l’Union européenne et l’OTAN ont annoncé, dimanche 29 août, avoir reçu des assurances des talibans que tous les étrangers et les Afghans ayant une autorisation de voyager d’un pays tiers pourraient quitter le pays (https://bit.ly/3jrQFRq ).
« Nous avons reçu des talibans l'assurance que tous les ressortissants étrangers et tous les citoyens afghans munis d'une autorisation de voyage de nos pays seront autorisés à se rendre en toute sécurité et de manière ordonnée aux points de départ et à sortir du pays », a souligné la communauté internationale.
Se disant « tous déterminés » à faire en sorte que leurs citoyens, ressortissants et résidents, leurs employés, les Afghans qui ont travaillé avec eux et ceux qui sont en danger puissent continuer à voyager librement vers des destinations hors d'Afghanistan, ces pays et organisations ont précisé qu’ils continueraient à délivrer des documents de voyage aux Afghans désignés. « Nous avons l'attente claire et l'engagement des talibans qu'ils puissent se rendre dans nos pays respectifs. Nous prenons note des déclarations publiques des talibans qui confirment cette entente », ont-ils ajouté.
Les évacuations, déjà compliquées notamment en raison de la situation sécuritaire – après des attentats le 26 août, des tirs de roquettes ont visé l’aéroport le 30 -, devraient se compliquer davantage après le retrait des forces américaines, ce mardi 31 août. De nombreux pays ont déjà annoncé avoir achevé leurs vols d’évacuation, même si des personnes attendent toujours de quitter le pays.
À l’heure de boucler cette édition, les États-Unis réunissaient leurs « partenaires clés, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’UE et l’OTAN, afin de discuter des prochaines étapes en Afghanistan et d’adopter une « approche uniforme » pour les jours et semaines qui viennent.
En parallèle, la France et le Royaume-Uni devaient plaider, lundi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, en faveur de la création d’une zone protégée (safe zone) à Kaboul pour mener des opérations humanitaires, sous le contrôle de l’ONU. (Camille-Cerise Gessant)