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Bulletin Quotidien Europe N° 12690
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Banques

La part des prêts bancaires sous-performants s'est accrue fin 2020, note l'Autorité bancaire européenne

Au quatrième trimestre 2020, la part des prêts bancaires considérés comme sous-performants ('underperforming' ou en phase 2) s'est accrue pour atteindre « 9,1% », soit une augmentation de 110 points de base par rapport au trimestre précédent, a relevé l'Autorité bancaire européenne (ABE) dans la dernière édition de son tableau de bord des risques financiers qu'elle a publié mercredi 31 mars.

Si le nombre de foyers ou d'entreprises non financières se trouvant dans l'incapacité de rembourser leurs emprunts reste limité, l'autorité européenne note en revanche que « les secteurs les plus affectés par la pandémie, tels que l'hôtellerie et la restauration, les secteurs culturel et récréatif, montrent déjà des signes de détérioration de la qualité de leurs actifs ». 

Au quatrième trimestre 2020, le ratio de prêts bancaires non performants ('non-performing loans' ou NPL, phase 3) a augmenté pour ces secteurs en difficulté. Toutefois, en raison d'une amélioration de la situation des autres secteurs économiques, le ratio de prêts NPL par rapport à l'encours total des prêts bancaires a diminué fin 2020, se stabilisant à 2,6%.

À court terme et tant que la pandémie ne sera pas sous contrôle, l'ABE est d'avis que les banques resteront « vulnérables » au risque de crédit, surtout dans les secteurs impliquant des contacts sociaux. Elle préconise une levée coordonnée et graduelle des mesures budgétaires de soutien (garanties publiques, moratoires sur les remboursements, allègements fiscaux) afin d'éviter une augmentation soudaine et insurmontable ('cliff effect') des prêts NPL, qui aurait des conséquences néfastes sur le secteur bancaire.

L'industrie bancaire, ajoute-t-elle, doit néanmoins continuer d'analyser son portefeuille de crédit de façon rigoureuse et d'agir de façon proactive pour anticiper et traiter toute détérioration de la qualité des actifs bancaires.

Enfin, note l'ABE, la profitabilité du secteur reste très faible et, avec les mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19, les risques de cyberattaques, de phishing, de blanchiment d'argent et de pratiques frauduleuses sont importants.

Voir le tableau de bord des risques de l'ABE : https://bit.ly/3fs4JJh

Le CESE critique le plan d'action 'NPL' de la Commission

Dans un avis adopté jeudi 25 mars, le Comité économique et social européen (CESE) critique le plan d'action sur les prêts NPL que la Commission européenne avait présenté en décembre 2020 (EUROPE 12624/5, 12622/21).

Selon le Comité, il convient de différencier et de traiter différemment les prêts devenus non performants avant la pandémie et ceux qui le sont devenus en raison de la Covid-19. Au sujet de la création de structures de défaisance ('bad banks') auxquelles les banques céderaient leurs prêts NPL, le CESE est d'avis que cette solution devrait demeurer une exception, lui préférant des accords bilatéraux entre l'établissement de crédit et l'emprunteur.

Pour plus d'informations : https://bit.ly/2QIQllp  (Mathieu Bion)

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