Rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'assassinat de Daphne Caruana Galizia et l'État de droit à Malte, le Néerlandais Peter Omtzigt (Parti populaire européen) précise n'avoir toujours pas vu les propositions de réforme institutionnelle à Malte, mais s'inquiète d'ores et déjà de la manière dont celles-ci ont élaborées.
Alors que la Commission de Venise recommandait instamment « un processus de large consultation de la société », ces propositions ont été discutées « à huis clos entre les dirigeants du parti au pouvoir et ceux de l'opposition », signale M. Omtzigt.
Rappelant que, dans sa résolution 2293 de 2019, l'APCE avait également recommandé « un processus ouvert, largement inclusif et transparent », le rapporteur de l'APCE avertit le gouvernement maltais : « la manière dont les propositions seront préparées affectera non seulement leur légitimité et leur acceptation par le grand public, mais constituera également un test déterminant pour la crédibilité internationale de l'administration Abela ».
Voir la résolution du 2019 : https://bit.ly/35zFPjM (Véronique Leblanc)