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Bulletin Quotidien Europe N° 12470
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INSTITUTIONNEL / Hongrie

Nouvelle vague de protestations contre les mesures d'urgence décrétées par le gouvernement de Viktor Orbán

Une nouvelle vague de protestations contre les mesures d’urgence prises en Hongrie a émergé au cours du week-end avec la prise de position de plusieurs personnalités politiques ayant exercé de hautes fonctions, comme Jean-Claude Juncker, ou celle de partis ou députés européens.

Tous appellent la Commission et le Conseil de l'UE à l’action et demandent à sanctionner la loi d'urgence adoptée par le gouvernement Orbán.

Dans une tribune parue au cours du week-end, plusieurs eurodéputés emmenés par la Française Fabienne Keller (Renew Europe) ont ainsi demandé à la Commission, dans le cas hongrois, mais aussi dans le cas polonais, « de fixer, au niveau européen, des principes généraux afin d’encadrer les lois d’exception en temps de crise. Ces principes pourraient être proposés à la signature des États membres puis, par la suite, intégrés dans les traités européens ».

Ils demandent aussi que « chaque loi d’urgence soit accompagnée d’une clause d’'autodestruction', qui prévoie qu’elle doit cesser de s’appliquer automatiquement après une certaine période prédéterminée (par exemple un an) et que ses dispositions de caractère exceptionnel soient toutes annulées dans le même temps ».

Dans une pétition, le président du parti libéral ALDE, Hans van Baalen, appelle la Commission et le Conseil de l’UE à condamner cette loi hongroise et à mettre en place un mécanisme contraignant de surveillance de l’État de droit piloté par la Commission, le Conseil et le PE. Le président a appuyé sa demande dans une lettre aux deux institutions.

Enfin, la tribune à laquelle l’ancien président de la Commission a prêté son nom avec d’autres anciens responsables, comme l’ex-commissaire Lazlo Andor, appelle aussi les institutions européennes comme la société civile à dénoncer et sanctionner la « situation en Hongrie », au sujet de laquelle ils se disent « extrêmement préoccupés ».

Dénoncer ces agissements est même une « urgence, si l’on veut éviter la contagion à d’autres pays », disent ces responsables politiques et intellectuels, réunis en l’occurrence sous l’égide du cercle de réflexion CIVICO Europa.

Lien vers la lettre de l'ALDE : https://bit.ly/2XXbc 5Y (Solenn Paulic)

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