C’est une course contre la montre qui s'est engagée pour les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin d’identifier, pour la ministérielle (MC12) de juin 2020, un compromis pour réduire les subventions mondiales à la pêche (EUROPE 12411/27).
Les 6 et 7 février à Genève, l’Union européenne a avancé une nouvelle proposition, coparrainée par le Japon, la Corée et Taiwan. Ce texte propose de donner aux pays en développement plus de temps pour abroger certaines de leurs subventions, d'après une source genevoise. Des délais différenciés de 2022, 2024 ou 2026 pourraient être envisagés en fonction des « besoins spécifiques et démontrés des pays en développement et des PMA qui les utilisent », a déclaré le représentant européen.
L’UE propose aussi des critères de définition plus stricts pour les subventions dites « positives », c'est-à-dire concernant la santé et la sécurité, la recherche et la reprise après un sinistre.
Les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) ont également présenté une proposition qui donnerait plus d'autorité aux États côtiers pour intervenir auprès des pêcheurs illégaux.
Londres promet une gestion durable de ses stocks
Pour sa première intervention indépendante dans ces pourparlers, le Royaume-Uni a déclaré que son gouvernement avait présenté une nouvelle législation ('Fishing bill') à son parlement sur la durabilité de la pêche.
« Nous nous engageons à travailler avec tous nos voisins côtiers, y compris l'Union européenne et la Norvège, pour gérer les stocks partagés de manière durable et scientifiquement rationnelle, en travaillant en égaux souverains et en partenariat avec nos industries de la pêche et notre communauté plus large de parties prenantes », a déclaré à cette occasion l'ambassadeur britannique à l'OMC, Julian Braithwaite.
Un commentaire qui rassurera peut-être ceux qui s'inquiétaient de ne pas retrouver, dans ce Fishing bill, de référence aux règles de l’UE sur la fin de la surpêche. (Hermine Donceel, avec Lionel Changeur)