Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a répondu ce week-end au président du Parlement européen, David Sassoli, qui, dans une lettre du 8 août, avait demandé à la Commission d’agir sur le front migratoire et de s’impliquer dans la coordination des opérations de débarquement temporaire des migrants secourus en mer.
Dans cette réponse révélée par Politico et vue par EUROPE, le président de la Commission souligne que, d’un point de vue légal, il n’est pas de la compétence de la Commission de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage en mer ou de débarquement des personnes secourues, mais que l’institution a néanmoins multiplié les appels aux États membres pour qu’ils apportent une réponse humanitaire à ces personnes.
La Commission reste par ailleurs fortement impliquée dans le suivi sur le terrain ; le président explique ainsi que 15 migrants débarqués de l’Open Arms ont déjà été transférés vers l’Espagne, le 27 août. Pour ceux de l’Ocean Viking, la Commission est également sur le terrain, à Malte, pour accélérer les opérations de relocalisation vers d’autres États membres (EUROPE 12312/5).
La Commission observe maintenant les situations d’autres bateaux, dont le Eleonore ou le Mare Jonio, qui démontrent, si nécessaire, qu’une solution « prévisible et durable » est « urgemment » requise, en attendant la réforme du règlement de Dublin et du système d’asile européen, qui « doit rester une priorité commune », écrit le président Juncker. (Solenn Paulic)