Lundi 2 septembre, la Commission européenne a dit regretter que la Suisse n’ait « pas l’intention de progresser sur l’accord-cadre » et faire en sorte que « nos relations soient stables », a indiqué Mina Andreeva, porte-parole de l’institution.
Elle réagissait à plusieurs interviews parues ce week-end dans la presse suisse, dont celle du conseiller fédéral suisse en charge de l’Économie, Guy Parmelin, qui a déclaré au SonntagsZeitung que le pays ne reprendrait sans doute pas ses discussions avec l’UE sur le projet d’accord-cadre finalisé fin 2018 avant 2020. « Il faudra reprendre le dialogue au plus tôt l’an prochain », a-t-il dit.
Le ministre de l’Économie a également critiqué le « dogmatisme » de la position de l’UE qui forcera peut-être la Suisse à chercher des « partenaires alternatifs », tout comme le « Royaume-Uni », en matière de recherche, par exemple ou dans d’autres domaines où l’UE a menacé de durcir la coopération en cas de non-ratification de l’accord-cadre.
Le président de la Confédération helvétique, Ueli Maurer, a considéré, quant à lui, dans le SonntagsBlick que cet accord, qui n’a pas encore pu être approuvé en Suisse, était « un échec ».
« Nos portes restent ouvertes », a encore réagi la porte-parole de la Commission, qui a rappelé que le président Juncker avait investi beaucoup de temps dans ce projet d’accord et que ce dossier, inabouti sous son mandat, constituait l’un de ses grands « regrets ». (Solenn Paulic)