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Bulletin Quotidien Europe N° 12289
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Commission

La candidate-désignée Ursula von der Leyen entame ses rencontres avec les groupes politiques du PE pour forger sa majorité

La présidente proposée pour la Commission européenne, l'actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a entamé, mercredi 3 juillet à Strasbourg, ses rencontres avec les groupes politiques du PE pour tenter de se forger une majorité large en vue de sa confirmation au PE, prévue le 16 juillet à ce stade.

La ministre allemande a d'abord rencontré, dans l’après-midi du 3 juillet, le groupe PPE. Elle voulait aussi rencontrer le groupe des Verts/ALE, puis celui des sociaux-démocrates, mais ces derniers ont souhaité repousser ce rendez-vous. La rencontre avec les Verts/ALE est fixée au 8 juillet. Pour les sociaux-démocrates, la date n’était pas encore arrêtée, ce 4 juillet, mais la rencontre devrait également avoir lieu la semaine prochaine.

Circulait aussi, jeudi 4 juillet, l’idée que la candidate désignée puisse assister la semaine prochaine à une Conférence des présidents des groupes politiques, probablement mercredi 10 juillet dans l’après-midi, bien que la date soit toujours à confirmer.

Mercredi soir, en sortant de sa réunion avec le groupe PPE, l’Allemande a en tout cas promis, dans une brève déclaration à la presse, de tout faire pour respecter le PE et de travailler en étroite collaboration avec lui. Elle a promis d’« écouter » l’institution alors que de nombreux élus restent amers quant au fait que les chefs d’État et de gouvernement n’ont pas respecté le principe des Spitzenkandidaten.

Lors de cette rencontre avec le groupe PPE, qui a duré environ 40 minutes, l’Allemande s’est d’ailleurs engagée, aux côtés de Manfred Weber, à défendre le système des Spitzenkandidaten et à le renforcer.

Si un certain nombre d’élus du PPE ont pu avoir le sentiment d’être floués par les Vingt-huit (voir autre nouvelle), ils devraient tous apporter leur soutien à la candidate allemande, qui, pour beaucoup, a les compétences nécessaires pour ce poste. Et comme l’a dit François-Xavier Bellamy (PPE, français), dans un communiqué, l’essentiel a été préservé : « c’est au PPE que reviennent la présidence de la Commission européenne ainsi que la présidence de la BCE », a-t-il écrit.

Du côté de Renew, le soutien devrait aussi être acquis, mais les choses seront plus compliquées au niveau du groupe social-démocrate, très divisé sur les choix des hauts responsables faits par les chefs d’État. Le groupe serait même tout simplement divisé en deux, avec une délégation sociale-démocrate allemande particulièrement opposée au paquet. Les socialistes français ont eux aussi de fortes réserves. Ils n’acceptent pas l’idée que Frans Timmermans ait pu être écarté en raison de son action sur l’État de droit ; ils n’aiment pas non plus la façon dont le système des Spitzenkandidaten a été détourné.

Les S&D feraient capoter l'obtention d'une majorité. Ce n'est pas le cas des Verts/ALE. Le coprésident du groupe, le Belge Philippe Lamberts, le sait et a martelé que les voix du groupe ne seront pas données à Mme Von der Leyen. Toutefois, selon Donald Tusk, qui rencontrait aussi l’Allemande jeudi, il faut tout de même pouvoir les avoir à bord (voir autre nouvelle).

Jeudi, Mme von der Leyen a également rencontré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker à Bruxelles. «  Il est particulièrement important pour moi de demander des conseils avisés, d'écouter tous les groupes et de travailler ensemble à l'élaboration d'un plan pour l'avenir de l'Europe », a-t-elle déclaré via Twitter(Solenn Paulic)

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