Dans un article daté du 26 février, nous posions la question : « Un tiers de femmes dans l'actuel hémicycle, le prochain Parlement en comptera-t-il plus? » (EUROPE 12202/8). La réponse, à prendre avec prudence, est oui.
D'après un décompte préliminaire, l'assemblée, lors de la neuvième législature, comptera 39% de femmes, contre 36% auparavant, et 61% d'hommes. Ces informations peuvent toutefois encore légèrement évoluer dans la mesure où elles sont fondées sur les données de 20 États membres. Tous les États membres n'ont en effet pas encore communiqué officiellement les noms des nouveaux eurodéputés à l'administration du Parlement européen; ils ont jusqu'à la veille de la première séance plénière, à savoir jusqu'au 1er juillet, pour le faire.
Dans notre article de février, nous rappelions qu'au lendemain des élections européennes de 2014, seuls 36,9% des députés étaient des femmes. Ce taux avait même légèrement diminué en avril 2018 pour atteindre 36,2%, avec pour corollaire qu'à cette date (printemps 2018), seuls sept États membres - Croatie, France, Irlande, Malte, Espagne, Suède et Royaume-Uni - sur vingt-huit pouvaient se prévaloir d'un certain équilibre entre les sexes parmi leurs eurodéputés, soit entre 40 et 60% de femmes parlementaires.
Rappelons que l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) recommande, en guise de principe général, que la représentation des femmes et celle des hommes dans des instances telles que le Parlement européen ne soient pas inférieures à 40%. C'est aussi l'un des objectifs de la Commission européenne, qui s'est engagée à atteindre un taux de 40% de femmes parmi ses cadres supérieurs et moyens d’ici 2020. (Sophie Petitjean)