login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12276
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

En 2018, l'UE a fait tomber 35 obstacles aux échanges et à l'investissement dans les pays tiers

Dans un contexte de multiplication des obstacles au commerce, l'Union européenne a obtenu, en 2018, la suppression de 35 obstacles au commerce et à l'investissement mis en place dans les pays tiers, selon un rapport de la Commission européenne publié lundi 17 juin.

D’après la Commission, depuis l’intronisation de la ‘Commission Juncker’ en 2014, 123 barrières commerciales ont été levées, ce qui a permis l’exportation de plus 6 milliards d’euros de produits européens supplémentaires.

« Cela équivaut aux bénéfices d'un certain nombre de nos accords de libre-échange », souligne la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, dans le préambule du document.

35 barrières éliminées

La Commission a éliminé 35 barrières commerciales, soit dix de moins qu'en 2016 (EUROPE 12049/7), notamment en Chine, au Japon, en Inde et en Russie. Les secteurs affectés étaient aussi divers que l'agriculture et la pêche, les automobiles, le textile et le cuir, les vins et les spiritueux, les cosmétiques, les produits minéraux, les pièces d'avions et le matériel informatique, note le rapport.

Parmi les cas cités en exemple, l'UE aurait recouvré l'accès au marché chinois pour la viande de veau hollandaise et l'accès au marché indien du cuir pour une tannerie espagnole, démantelé des restrictions japonaises sur l’utilisation d'additifs - pourtant autorisés - dans le vin et spiritueux ainsi que l’étiquetage obligatoire des textiles en Égypte.

Des obstacles toujours en hausse

Ce rapport sur les obstacles au commerce et à l'investissement confirme aussi l’accroissement des obstacles rencontrés par les exportateurs européens sur les marchés étrangers. Le rapport fait état de 45 barrières mises en œuvre en 2018, portant le nombre total de barrières commerciales à 425, érigées par 59 pays. C'est un tiers de barrières en moins qu’en 2017, mais leur impact économique aurait doublé en 2018 : les flux affecteraient 51,4 milliards d'euros d’exportations, contre 23,1 milliards d'euros en 2017.  

Par ailleurs, les exportateurs de l'UE ont été confrontés à des obstacles de plus en plus complexes et systémiques sur des marchés importants, confirmant ainsi la tendance au protectionnisme croissant mise en évidence dans les deux rapports précédents, note le rapport.  

Dans cette course aux barrières, la Chine passe en tête des pays comptant le plus grand nombre d'obstacles enregistrés (37 barrières), suivie de près par la Russie (34), l'Inde (25) l'Indonésie (25) et les États-Unis (23). Ce sont néanmoins les mesures appliquées par la Chine, les États-Unis, l’Inde et l’Algérie qui affectent le plus les exportateurs européens, totalisant 80% des barrières affectant les exportations et investissements de l’Union.

Les secteurs les plus affectés sont majoritairement l’acier, l’aluminium et les technologies de l’information et de la communication.

Vulgariser la défense commerciale

En 2015, dans sa stratégie « Commerce pour tous », la Commission européenne identifiait l’application des règles du commerce international comme une priorité absolue de la politique commerciale européenne. En 2018, l'institution a ainsi organisé des journées 'Accès au marché' dans les États membres en vue de sensibiliser les petites entreprises aux options de défense commerciale de l’UE. En un peu plus de 12 mois, des événements avec des entreprises locales ont été organisés au Danemark, en Espagne, aux Pays-Bas, en Lituanie, au Portugal et en France.  

Ce dossier est le second de trois rapports sur les mesures de mise en œuvre de la politique de défense que la Commission publiera avant la fin de son mandat.

Pour lire le rapport (en anglais) : https://bit.ly/2ImRGb1   (Hermine Donceel)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
BRÈVES