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Bulletin Quotidien Europe N° 12253
ACTION EXTÉRIEURE / Libye

Les chefs de la diplomatie européens exhortent au calme et au dialogue politique

Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union européenne ont appelé au calme en Libye et à reprendre les négociations pour un accord politique, lundi 13 mai. 

« L'UE exhorte toutes les parties à appliquer immédiatement un cessez-le-feu et à coopérer avec les Nations Unies afin de garantir une cessation complète des hostilités », ont-ils souligné dans une déclaration commune qui reprend les principaux éléments développés dans une déclaration des Vingt-huit du 11 avril (EUROPE 12235/13). 

« Il faut un cessez-le-feu immédiat et sans conditions préalables, éventuellement sous surveillance internationale, puisque c’est le souhait [du Premier ministre libyen] Fayez el-Sarraj », a résumé le ministre français, Jean-Yves Le Drian. L’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé, venu rencontrer les ministres, a lui aussi plaidé pour un cessez-le-feu, alors que les lignes de force sont proches les unes des autres, avec une supervision internationale civile. 

Rappelant que l’offensive militaire sur Tripoli de l’Armée nationale libyenne et l’escalade qui s’en est suivie dans la capitale et aux alentours constituaient une menace pour la sécurité et la paix internationales et compromettaient encore davantage la stabilité du pays, les ministres estiment que cela « aggrave le risque de menace terroriste dans tout le pays ». Les chefs de la diplomatie demandent d’ailleurs aux partis de se dissocier des éléments terroristes et criminels impliqués dans les combats et de ceux suspectés de crimes de guerre. 

De plus, les civils, y compris les migrants, doivent être protégés et l’acheminement de l'aide et des services humanitaires doit être facilité, en toute sécurité, rapidement et sans entraves, ajoute la déclaration. « Des attaques indiscriminées sur des zones résidentielles densément peuplées peuvent constituer des crimes de guerre », mettent en garde les ministres, prévenant de nouveau que ceux qui violent le droit international humanitaire devront répondre de leurs actes. 

Ils exhortent également toutes les parties à se réengager dans le dialogue politique facilité par l’ONU et à travailler vers une solution politique. « Il faut rentrer dans le processus politique, qui était assez proche d’un dénouement positif lors de la rencontre d’Abu Dhabi [en février] ; il faut repartir sur ces bases », a précisé M. Le Drian. 

Les chefs de la diplomatie appellent toutes les parties à respecter l’embargo sur les armes, s’abstenir de toute action qui minerait le processus politique et coopérer de manière constructive avec M. Salamé. (Camille-Cerise Gessant)

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