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Bulletin Quotidien Europe N° 12123
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INSTITUTIONNEL / Pe2019

Le parti ALDE se met en marche pour les élections européennes

Le Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) s’organise doucement en vue des élections européennes de mai 2019. 

Si les candidats pour le poste de Spitzenkandidat des partis PPE et PSE sont déjà connus, les libéraux n’a pas encore ouvert la procédure de candidature. 

Celle-ci devrait être lancée à la fin du Congrès du parti à Madrid, le 10 novembre, le jour même où le parti adoptera son manifeste. Le PPE aura élu, lui, le 8 novembre, son candidat au poste de président de la Commission. Les candidats ALDE auront jusqu'au 1er février pour se déclarer, et le ou les Spitzenkandidaten ou candidats tête de liste devraient être désignés fin février.

En effet, le parti ADLE pourrait décider d’une Spitzen-mannschaft, une équipe. 

Jusqu’à présent, aucune personnalité ne s’est officiellement déclarée candidate. Le nom de l’actuelle commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, a certes été évoquée mais, selon cette dernière, le gouvernement danois « ne semble pas très enthousiaste à l’idée de [lui] confier un second mandat à Bruxelles ». 

Le président du groupe ADLE au Parlement européen, le Belge Guy Verhofstadt, a remis en cause, début septembre, dans une interview, le principe de Spitzenkandidat. Sans création de liste transnationale, le processus n’a pas de justification démocratique, a estimé le fédéraliste européen qui était lui-même le Spitzenkandidat libéral lors des élections européennes de 2014 (EUROPE 12092). 

Un ralliement de LREM pas encore acté

Le parti français La République en marche pourrait s'unir au parti ALDE pour former un groupe au Parlement européen post-2019, mais rien n’est encore défini.

« Il y a une zone de dialogue, mais pas de groupe de travail formel », contrairement à ce que certains médias ont annoncé, a expliqué une source du parti ALDE à EUROPE. Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a cependant été invité à participer au Congrès de l’ALDE à Madrid. 

Cette source a ajouté qu’il y avait « beaucoup d’indications pour dire que LREM pourrait participer avec plusieurs autres à un groupe élargi ».

Ainsi, le nom du groupe ADLE au Parlement européen pourrait changer. Le Parti démocrate européen – dont les partis membres possèdent actuellement 9 députés européens – pourrait aussi de nouveau faire partie du groupe ADLE au PE. Son manifeste sera adopté fin 2018 ou début 2019. 

Cette source de l’ALDE s’est montrée assez optimiste sur la taille du futur groupe contenant le parti ALDE au PE. Selon elle, le groupe va grossir, même si LREM ne le rejoint pas, et pourrait devenir la 3e force politique du PE. 

Un optimiste plutôt logique. Le 27 septembre, Guy Verhofstadt, Christophe Castaner, le Premier ministre maltais et président du Parti travailliste, Joseph Muscat, l’ancien commissaire et ancien Premier ministre roumain, président du mouvement ‘Roumanie ensemble’, Dacian Cioloș, l’ancien Président du Conseil italien, Matteo Renzi, Alexander Pechtold et le chef politique de Démocrates 66 (Pays-Bas) ont cosigné une tribune « pour réveiller l’Europe ».

Reste à voir si leurs partis respectifs décident de faire cause commune au sein d'un même groupe au Parlement européen après 2019 (EUROPE 12105). 

À la conquête du Conseil européen

Au-delà du PE, l’ALDE semble lorgner le poste de président du Conseil européen, estimant qu’il a le poids politique suffisant pour pouvoir briguer ce poste.

Sept chefs d’État et de gouvernement sont actuellement affiliés au parti : les Premiers ministres de la Belgique, du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, du Luxembourg, des Pays-Bas et de la République tchèque.

Selon une source, le nouveau Premier ministre slovène pourrait aussi formellement rejoindre le parti. Ainsi, huit chefs d’État ou de gouvernement – neuf si on ajoute le président français, Emmanuel Macron, dont les idées sont proches du parti – sur les Vingt-huit, bientôt Vingt-sept, sont membres de l’ALDE. 

Des rumeurs persistantes font état de l’intérêt du Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, pour le poste de président du Conseil européen, bien que celui-ci ait annoncé, début octobre, qu’il n’était pas candidat pour succéder à Donald Tusk fin 2019. (Camille-Cerise Gessant)

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