Les ministres de la Pêche des pays de l’Union européenne devraient aboutir à un accord politique, dans la soirée de lundi 15 octobre, à Luxembourg, sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2019 dans les eaux de la Baltique.
Les débats porteront surtout sur le hareng en Baltique occidentale et sur les deux stocks de cabillaud (EUROPE 12086).
La Commission européenne a proposé de réduire de 63 % les prises de hareng en Baltique occidentale (l’avis scientifique recommandait un TAC de zéro). Certains pays, dont l’Allemagne et le Danemark, souhaitent atténuer la baisse des possibilités de pêche pour ce stock.
Cabillaud. La Commission a proposé de réduire de 15 % les prises de cabillaud en Baltique orientale. Les pays baltes pourraient accepter, sous conditions, cette baisse. Certains pays, comme la Suède et la Finlande, souhaiteraient des baisses plus importantes.
La Commission suggère une hausse de 31 % des prises de cabillaud dans la partie occidentale. L’Allemagne et le Danemark seraient favorables à des hausses un peu plus importantes.
L’ONG Oceana recommande que la hausse ne dépasse pas 20 % pour le cabillaud dans l’ouest de la Baltique et de fermer la pêche au hareng en Baltique occidentale.
Norvège. Les ministres procéderont à un échange de vues sur les consultations annuelles entre l'UE et la Norvège en vue de trouver un accord sur les quotas de l'an prochain. Les négociations entre les parties doivent se dérouler entre novembre et décembre.
Comme chaque année, deux sujets sont importants : la gestion des stocks conjoints et les échanges de quotas. En résumé, l’UE cherche à obtenir surtout du cabillaud arctique ; et la Norvège, en échange, souhaite disposer d'un quota important de merlan bleu.
Thon rouge. Le Conseil débattra également de sa position en vue de la réunion annuelle extraordinaire de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui se tiendra du 12 au 19 novembre à Dubrovnik, en Croatie.
Les discussions porteront tout particulièrement sur deux espèces : le thon rouge (adoption d’un plan de gestion moins strict que le plan actuel, car la ressource va mieux) et le thon obèse (mesures nécessaires, car le stock ne va pas très bien). (Lionel Changeur)