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Bulletin Quotidien Europe N° 12078
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

L'UE et Londres affichent leur volonté commune de parvenir à un Brexit ordonné

Le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, et le ministre britannique compétent, Dominic Raab, ont fait part, mardi 21 août, de leur volonté d'intensifier les négociations pour surmonter les désaccords persistants et parvenir à un accord sur un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'UE.

Nous arrivons au « stade final des négociations » et « nous négocierons en continu à partir de ce jour », a déclaré M. Barnier. Pour être ratifié par les deux parties d'ici au 29 mars 2019, date programmée du Brexit, un accord politique doit être marqué « en octobre, peut-être début novembre, mais pas beaucoup plus tard », a-t-il estimé.

M. Raab, convaincu que le pragmatisme et l'énergie constituent les deux ingrédients principaux pour un accord de retrait ambitieux, a indiqué qu'il serait de retour à Bruxelles la semaine prochaine. Selon lui, un accord reste possible d'ici au Conseil européen d'octobre.

Aucun des deux négociateurs n'a fait état de progrès tangibles sur les trois domaines de travail faisant encore obstacle à un accord sur le retrait britannique : - la mise sur pied d'un filet de sécurité ('backstop') juridiquement opérationnel pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord ; - d'autres questions liées au retrait telles que la protection des indications géographiques ; - la future déclaration politique sur les relations bilatérales post-Brexit.

Sur le 'backstop', M. Barnier a tenté de calmer les inquiétudes exprimées. « Nous devons dédramatiser la question et définir quels contrôles seront nécessaires, de quelle manière et où ils seront effectués », a-t-il indiqué.

En écho au débat politique au Royaume-Uni sur l'attrait d'un Brexit sans accord, le négociateur de l'UE a rappelé que la sortie du Royaume-Uni allait avoir un « coût » économique, humain, social... « La forme la plus coûteuse du Brexit, c'est le 'no deal'. Nous travaillons sur toutes les options, mais d'abord pour un retrait ordonné », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni, qui a précisé sa vision d'une coopération post-Brexit avec l'UE dans le secteur financier (voir autre nouvelle), publiera néanmoins jeudi plusieurs documents visant à accroître les préparatifs des opérateurs économiques en cas de Brexit sans accord. (Mathieu Bion)

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