La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, samedi 5 mai, l’arrestation de plus de 1 500 manifestants - dont le principal opposant au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny - dans plusieurs villes de Russie, plus tôt dans la journée, et la « violence des autorités russes à leur encontre ».
Dans un communiqué, la porte-parole a estimé que ces arrestations et les violences « menaçaient les libertés fondamentales d'expression, d'association et de réunion » dans le pays, tout comme la détention de journalistes menace la liberté des médias.
« Ces droits fondamentaux sont inscrits dans la constitution russe et nous nous attendons à ce qu'ils soient protégés et non érodés », a souligné la porte-parole. Et si certaines des manifestations antigouvernementales n'avaient pas été autorisées, « cela ne pouvait justifier la brutalité policière et les arrestations massives », a-t-elle ajouté.
La porte-parole a prévenu que l’UE attendait que les autorités russes se conforment pleinement aux engagements internationaux pris par la Russie, notamment au Conseil de l'Europe et à l'OSCE, « fassent respecter ces droits et libèrent sans délai les manifestants pacifiques et les journalistes ». (Camille-Cerise Gessant)