Margaritis Schinas, porte-parole en chef de la Commission européenne, a confirmé, lundi 23 avril en conférence de presse, qu’Athènes avait, pour la troisième année consécutive, dépassé l’objectif budgétaire qu’elle devait atteindre, enregistrant un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 4,2 % du PIB en 2017, alors que celui-ci avait été fixé à 1,75 % du PIB.
Ce chiffre est une bonne nouvelle pour la Grèce, qui devrait sortir du troisième plan de sauvetage en août prochain (voir autre nouvelle). Pour rappel, Athènes devra enregistrer un excédent budgétaire primaire annuel de 3,5 % du PIB de 2018 à 2022, puis de 2 % du PIB en moyenne jusqu’en 2060, conformément à ce qui a été acté lors de la réunion de l’Eurogroupe du 15 juin dernier (EUROPE 11810).
Ce résultat s’inscrit dans le cadre de la publication, par l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat), des ratios de dette et de déficit public pour 2017, ce même jour. Eurostat relève ainsi que le déficit public est passé, entre 2016 et 2017, de 1,5 % à 0,9 % du PIB dans la zone euro, une baisse similaire ayant été observée dans l’Union européenne (1,0 % en 2017, contre 1,6 % en 2016). La dette publique est, elle, passée de 89,0 % à 86,7 % du PIB dans la zone euro de 2016 à 2017, ce taux ayant baissé de 1,7 point dans l’Union européenne (81,6 % du PIB en 2017 contre 83,3 % du PIB en 2016). (Lucas Tripoteau)