Des dizaines de milliards d’euros de fonds consacrés à la politique de cohésion pourraient être utilisés après 2020 pour venir en aide aux pays victimes de la crise financière, tels que l’Espagne ou la Grèce, plutôt qu’aux pays d’Europe centrale, comme la Pologne, la Hongrie ou la République tchèque. C’est ce que le Financial Times rapporte dans ses colonnes, lundi 23 avril (EUROPE 12006).
Selon le quotidien économique britannique, qui s’appuie sur des documents préparatoires avant la présentation des propositions de la Commission européenne le 2 mai, l’idée serait, sur la période 2021-2027, de ne plus seulement répartir en fonction du PIB par habitant des États membres, mais en fonction de critères plus précis, comme le chômage des jeunes, la politique environnementale, l’innovation ou encore la politique migratoire.
D’après le Financial Times, le nouveau modèle serait particulièrement défavorable pour la Hongrie et la Pologne. La République tchèque et les États baltes seraient également perdants dans ce scénario. Les États du sud de l’Europe les plus affectés par la crise économique et par les politiques d’austérité - en particulier l’Italie, l’Espagne et la Grèce - seraient les principaux bénéficiaires d'une modification des critères de versement des fonds européens irait. Le Financial Times indique aussi que la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, seraient favorables à un mécanisme qui avantagerait les régions où se trouvent le plus de demandeurs d’asile. (Lionel Changeur)