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Bulletin Quotidien Europe N° 11976
Sommaire Publication complète Par article 16 / 32
SOCIAL - EMPLOI - ÉDUCATION / Femmes

117 500 signatures pour lutter contre le harcèlement au Parlement européen

Les institutions européennes s’apprêtent à célébrer le 8 mars la Journée internationale des femmes. Comme chaque année, une déferlante de discussions et manifestations en tout genre est à prévoir. Toutefois, la campagne de dénonciation #MeToo, lancée en 2017, semble également avoir laissé des traces sur la scène européenne.

La Journée internationale des femmes est apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe. Elle a été officialisée en 1977 pour faire le point sur la situation des femmes et la réduction des inégalités liées au genre. Cette année, l'Organisation des Nations Unies a choisi de retenir le thème des activistes rurales et urbaines.

Au Parlement européen

À Bruxelles, plusieurs initiatives concernant plus directement le harcèlement dans les institutions ont retenu notre attention : ainsi, les eurodéputés Édouard Martin (S&D, français) et Terry Reintke (Verst/ALE, allemande) ont rassemblé 117 500 signatures pour lutter contre le harcèlement au Parlement européen (EUROPE 11891). Leur pétition, qui a vocation à être transmise au président de l'institution, réclame, entre autres, la tolérance zéro vis-à-vis des violences sous toutes les formes, une commission anti-harcèlement indépendante au Parlement et la création d'un bureau central des plaintes. À noter aussi que le groupe S&D a lancé le 6 mars une plate-forme européenne des villes engagées contre la publicité sexiste et que le groupe GUE-NGL a organisé, du 6 au 8 mars, un forum du féminisme.

À la Commission européenne

La Commission européenne aussi se mobilise. La commissaire Věra Jourová avait invité des journalistes de la bulle européenne à venir parler, le 6 mars, de leur quotidien de femmes. La rencontre, à laquelle Mme Jourová n'a finalement pas pu assister en raison d'un virus (et à laquelle EUROPE n'était pas invitée), était notamment consacrée à l'écart de rémunération entre les sexes, l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée ou le harcèlement.

La Commission s'apprête aussi à publier, le 8 mars, son nouveau rapport 2018 sur l'égalité des genres dans lequel elle montre que les femmes assument encore la majorité des responsabilités familiales dans les familles, que l'écart de rémunération entre les sexes stagne à 16 % depuis des années et que la violence contre les femmes reste un problème. Le rapport indique, par exemple, que les femmes sont sous-représentées en politique, en particulier dans six pays (Grèce, Croatie, Chypre, Lettonie, Hongrie et Malte) où les femmes représentent moins de 20 % des parlementaires (contre 36,1 % au Parlement européen).

À noter que, dans l'UE, la plupart des postes de direction sont occupés par des hommes (Commission, Conseil, Parlement, BCE, BEI, Eurogroupe et MES) contre 2 pour les femmes (Europol et Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité).

Autres initiatives

Au-delà de ces initiatives « institutionnelles », citons encore la pétition #lasperiodistasparamos signée par 2 300 journalistes (rejointes par 3 500 autres femmes) qui s'insurgent contre les plafonds de verre, l'inégalité salariale, l'insécurité professionnelle, le non-partage des responsabilités ou encore la prédominance des hommes dans les postes valorisés. (Sophie Petitjean) 

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