Eurospace, qui représente le secteur de l’industrie spatiale, a publié lundi 20 novembre, ses recommandations pour le prochain programme-cadre européen en matière de recherche et de développement dans le domaine spatial et demande notamment un budget de 2 milliards d’euros dans le prochain cadre financier pluriannuel.
L’objectif de ce document, selon l’organisation, est, entre autres, de convaincre l’Europe à rattraper son retard vis-à-vis des concurrents, une référence à n’en pas douter aux États-Unis et à l’essor du ‘New Space’, dont l’emblème est le Space X.
Selon les auteurs du document, sur ces 2 milliards d’euros, 1,5 milliard devrait être dédié pour la recherche et le développement de la technologie de l’innovation (RDT&I) et un demi-milliard pour le développement du marché. Dans tous les cas, l’organisation demande qu'une ligne budgétaire dédiée à l’espace soit inscrite dans le prochain programme-cadre.
L’industrie spatiale propose que le prochain budget dédié à l’espace soit fondé sur quatre piliers : – un pilier sur la compétitivité et la durabilité de la base industrielle et de la chaîne de valeur (500 millions d’euros) ; - un pilier dédié à l’innovation pour la compétitivité (500 millions d’euros) ; - un pilier pour les programmes européens et institutionnels (Copernicus, Galileo) (500 millions d’euros) ; - un pilier pour l’exploitation des données (500 millions d’euros).
Eurospace appelle en outre à contribuer à l’émergence d’une initiative technologique conjointe (un partenariat public-privé sur le long terme) de l’espace pour pouvoir mettre sur pied des projets « ambitieux », que ce soit dans les matériaux, l’équipement, les logiciels, les processus de production des engins spatiaux et lanceurs européens.
Dans une lettre adressée à la Commission européenne en septembre, le secteur spatial avait demandé un budget d’au moins 20 milliards d’euros pour le prochain cadre financier pluriannuel (EUROPE 11882).
Les accords sur le budget européen de 2018 pourraient ne pas être du goût de l’industrie spatiale étant donné qu’une coupe budgétaire de 15 millions d’euros pour la politique spatiale a été décidée, dont 10 millions rien que pour le programme Copernicus (EUROPE 11908). (Pascal Hansens)