Sans surprise, le Belge Karl-Heinz Lambertz (PES) a été élu par acclamation à la tête du Comité des régions pour un mandat de 2 ans et demi, lors de la session plénière de l’organisation, mercredi 12 juillet. Il reprend ainsi le flambeau à la suite du président Markku Markkula (PPE, finlandais), qui devient le premier vice-président du CdR.
« Sans renoncer à mes convictions, je vais être le président de tout le monde pour tout le monde », a déclaré le nouveau président en ouverture de son discours devant les membres. Alors que des discussions sur le budget européen s’annoncent difficiles (EUROPE 11818), le président a marqué sa volonté de défendre la politique de cohésion. « Une union sans la politique de cohésion n’est pas l’Europe que nous voulons », a-t-il ainsi lancé.
Pour ce Belge originaire des alentours d'Eupen et membre du Parlement de la communauté germanophone de Belgique, il faut une Europe avec une « dimension territoriale » qui implique les collectivités territoriales, qui sont les premières sur la ligne de front sur de nombreuses politiques européennes. Dans ce cadre, il a réitéré sa volonté de poursuivre le dialogue avec les citoyens, en lien avec la demande du président du Conseil européen, Donald Tusk (EUROPE 11646).
Sur le plan institutionnel, M. Lambertz, qui s’est qualifié de « pragmatique », a indiqué qu’il comptait renforcer les relations entre les institutions européennes ainsi qu’avec toutes les associations (environ 300 sur Bruxelles) et les partenaires régionaux. Une action qui s’inscrit directement dans la droite ligne de son prédécesseur, M. Markkula, qui s’est notamment engagé sur un renforcement de la coopération politique avec le PE (EUROPE 11787).
À l’instar des pratiques qui avaient cours jusqu'il y a peu au PE, l’élection de M. Lambertz à la présidence de l’organisation répond à un accord entre les deux principaux groupes politiques du CdR – à savoir le PPE et le PES – qui divise le mandat quinquennal de la Présidence en deux. (Pascal Hansens)