Le Parlement européen a célébré, mardi 13 juin, le trentième anniversaire du programme Erasmus +. À cette occasion, plusieurs personnalités se sont succédé à la tribune de l’hémicycle pour exprimer leur soutien à ce programme. La question du budget a été largement abordée par les orateurs.
Cette « commémoration » a également été l’occasion pour la Commission de présenter son application mobile 'Erasmus +' censée faciliter les démarches administratives et l'intégration des bénéficiaires du programme tout au long de leur séjour. Il y a un mois jour pour jour, l’institution avait déjà présenté un point de rencontre virtuel 'Génération Erasmus' (EUROPE 11783), offrant une tribune pour les événements, les discussions et les groupes d’activités en lien avec le programme Erasmus +.
Pérenniser le budget
« Je n'aurai donc qu'un seul message pour l'avenir : alors que nous allons fêter le 9 millionième jeune Erasmus, soyons ensemble au moins 9 fois plus ambitieux, car Erasmus est une bonne réponse à la bêtise des égoïsmes nationaux et du repli sur soi », a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Et d'ajouter : « Erasmus, c'est une Europe porteuse de grandes promesses, une Europe confiante, unie, résolument tournée vers l'avenir. Je compte donc sur vous pour que le budget européen soit à la hauteur du talent de notre jeunesse ».
Plus tôt, en conférence de presse, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, avait également exprimé ses attentes vis-à-vis du prochain budget européen qui « devrait prévoir des fonds pour financer le programme Erasmus + et comprendre un programme de bourses pour les jeunes étudiants ». Il est même allé jusqu'à suggérer la mise en place d'un programme Erasmus pour les jeunes agriculteurs, sur base des crédits disponibles pour la politique agricole commune.
La présidente de la commission parlementaire en charge de la culture et de l'éducation, Petra Kammerevert (S&D, allemande), a, quant à elle, estimé que le budget d'Erasmus + devait être deux fois plus élevé qu'actuellement (30 milliards d'euros, au lieu des 14,7 actuellement prévus).
Brexit
Le président du Parlement a, par ailleurs, brièvement évoqué le départ du Royaume-Uni de l'UE. « L'avenir de la collaboration fait partie des négociations. Si le Royaume-Uni était resté dans l’UE, on n'aurait pas de problème pour les étudiants écossais », a-t-il indiqué. Son collègue Guy Verhofstadt (ADLE, belge), chargé des négociations pour le Parlement, a exprimé, quant à lui, son souhait de voir « le Royaume-Uni rester dans Erasmus ».
La cérémonie s'est déroulée en présence de 33 participants au programme Erasmus +, un pour chaque pays participant. Pour rappel, outre les 28 pays membres de l'Union, le programme Erasmus+ inclut la Turquie, la Macédoine, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. (Sophie Petitjean)