89% des citoyens de l’UE jugent important d’aider les populations dans les pays en développement - un chiffre stable - et plus de 70% pensent que l’aide au développement est un moyen efficace de lutter contre la pauvreté, selon les résultats d’un sondage Eurobaromètre publiés jeudi 27 avril par la Commission européenne.
Cette enquête réalisée en novembre et décembre 2016 visait à sonder le point de vue des citoyens de l’UE sur le développement, la coopération et l’aide de l’UE, leur degré d’implication et de connaissance du sujet.
C’est en Suède (98%), à Chypre et au Luxembourg (97%), en Irlande, au Portugal et en Espagne (96%) que les citoyens sont les plus nombreux à voir l’aide comme un moyen efficace de lutte contre la pauvreté. Là où ils sont moins nombreux, les chiffres restent élevés : Bulgarie (75%), Lettonie (77%), Estonie (78%).
Aide et Migration. Les citoyens européens sont moins nombreux à penser que l’aide est un moyen efficace de s’attaquer à la migration irrégulière : 68% (-5% par rapport à 2015), un chiffre qui recouvre des variations importantes selon les pays. Ainsi, le pourcentage a augmenté dans six pays, en particulier en Hongrie (+11%), tandis que dans 21 autres, cette conviction fléchit, notamment aux Pays-Bas, en Estonie et en République tchèque.
72% des répondants pensent que l’aide au développement contribue à un monde plus pacifique et plus juste, avec là aussi, de grandes variations (+9% en Hongrie, + 8% en Lettonie, mais -21 points aux Pays-Bas et -15 points en Allemagne).
Une priorité pour l'UE surtout. 68% des répondants pensent que s’attaquer à la pauvreté dans les pays en développement devrait être une priorité de l’UE (-1% par rapport à 2015) et 51% seulement, une priorité de leur gouvernement.
54% pensent que l'action individuelle peut jouer un rôle (+2%), avec de grandes variations (87% en Suède contre 31% en Bulgarie) et 46% affirment être personnellement impliqués, surtout en Suède (82%), au Luxembourg (81%) et en Finlande (76%).
L'éducation (38%), la paix et la sécurité (38%) sont cités comme les défis prioritaires, devant la santé (33%), l'eau et l'assainissement (31%).
S'agissant des principaux obstacles au développement, ils citent la corruption (54%) en premier, suivie par de mauvaises politiques dans les pays en développement (43%) et les conflits (41%).
Ils ne sont que 58% à déclarer avoir entendu parler des objectifs universels de développement durable, et 29% affirment ne pas savoir ce qu'ils recouvrent exactement. (Aminata Niang)