La proposition danoise consistant à autoriser les perturbateurs par conception ('growth regulators') à condition de les étiqueter et de les évaluer comme des perturbateurs endocriniens pourrait bénéficier de moins de soutien que nous l’avions laissé entendre (EUROPE 11767).
Une troisième source proche du dossier nous a en effet indiqué que, contrairement à ce que nous affirmions, l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni n’avaient pas apporté leur soutien à cette proposition lors de la réunion d’experts sur les biocides le 7 avril. Au total, huit pays (considérés comme plutôt en faveur d’une interdiction totale des perturbateurs endocriniens) auraient soutenu le compromis danois : la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède, la Norvège, la France, l’Espagne et la Finlande.
Pour rappel, l’Union européenne réfléchit actuellement à de nouveaux critères permettant de définir les substances actives présentes dans les pesticides et les biocides qui perturbent le système endocrinien. Les propositions prennent la forme de 4 textes : un projet de règlement sur les pesticides et un acte délégué sur les biocides, chaque texte étant divisé en deux pour isoler les critères des dérogations. Le projet de règlement est le seul qui nécessite le soutien d'une majorité d'États membres avant d'être formellement proposé par la Commission.
À l'heure actuelle, aucune nouvelle réunion n'a encore été annoncée. (Sophie Petitjean)