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Bulletin Quotidien Europe N° 11770
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POLITIQUES SECTORIELLES / Mer

La Commission présente une série d'actions pour développer l'économie 'bleue' en Méditerannée 

La Commission européenne a présenté, mercredi 19 avril, une série d’initiatives, financées par des fonds existants, en faveur du « développement durable de l'économie bleue » dans la Méditerranée occidentale.

En octobre 2016, les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, l'Espagne, la France, l’Italie, la Libye, Malte, la Mauritanie, le Maroc, le Portugal et la Tunisie ont encouragé la poursuite des travaux relatifs à une initiative en faveur du développement durable de l’économie bleue, en collaboration avec le secrétariat de l’Union pour la Méditerranée.

La Commission a adopté une communication qui vise à concrétiser cette initiative conjointe, grâce à des actions de coordination et de coopération entre les dix pays. L’objectif affiché est d’accroître la sécurité, de promouvoir une croissance durable de l’économie bleue et de « préserver les écosystèmes et la diversité biologique » dans la région de la Méditerranée occidentale.

Le texte de la Commission rappelle que l’élévation du niveau de la mer constitue une menace « considérable » pour les économies et les écosystèmes côtiers. « D’autres facteurs, tels que la croissance démographique et le vieillissement de la population, la migration et la mondialisation croissante vont encore exacerber ces pressions », peut-on lire dans ce texte. La Commission revient sur les problèmes de surpêche (44 des 48 stocks évalués entre 2012 et 2014 ont été considérés comme étant en dehors des limites biologiques de sécurité) et rappelle que les zones marines protégées et les sites Natura 2000 représentent 3,5 % des eaux de l’UE, « ce qui est encore très loin de l'objectif de conservation de 10 % des zones marines et côtières ». En outre, des tests de résistance en matière de données marines révèlent de graves lacunes dans les connaissances sur la nature géologique et écologique des eaux méridionales, signale la Commission.

La Commission liste une série d’actions à entreprendre selon les priorités retenues.

Un espace maritime plus sûr. La Commission suggère des actions pour : - accroître la coopération entre les garde-côtes des deux rives de la Méditerranée occidentale (réseaux de centres de formation…) ; - soutenir le renforcement des capacités dans des domaines clés (lutte contre la pêche illégale, service du trafic maritime, recherche et sauvetage en mer, lutte contre le trafic de migrants, y compris par la poursuite du développement du réseau méditerranéen ‘Seahorse’) ; - encourager l'échange de données sur le trafic maritime en apportant un soutien aux pays du sud afin d'améliorer leurs infrastructures et leur faciliter l’accès aux plateformes existantes (SafeSeaNet et le système commun de communication et d’information d'urgence sur la pollution marine) ; - renforcer les capacités pour prévenir et lutter contre la pollution marine due à des accidents.

Une économie bleue intelligente. Parmi les objectifs à atteindre par diverses actions : d’ici 2022, augmenter de 25 % le nombre d‘éco-ports et de marinas ; d’ici 2022, augmenter de 20 % la valeur de la production aquacole durable ; d’ici 2022, augmenter de 20 % les arrivées touristiques hors saison.

Une meilleure gouvernance de la mer. La Commission souhaite faire en sorte que : - d’ici 2021, 100% des eaux sous juridiction nationale et 100% des côtes soient couvertes par la planification de l’espace maritime et la gestion intégrée des zones côtières ; - d’ici 2020, au moins 10 % des zones côtières et marines soient couvertes par des zones marines protégées ; - d’ici 2024, les déchets marins sur les plages soient réduits de 20% ; - d’ici 2020, les pays du sud de la Méditerranée soient inclus dans EMODNET (réseau européen d’observation et de données du milieu marin) ; - d’ici 2020, tous les États soient dotés d’un cadre juridique leur permettant d’assumer leurs responsabilités en matière de contrôle et d’inspection des pêches en tant qu’États du pavillon, États du port et États côtiers ; - que d’ici 2020,  100 % des principaux stocks méditerranéens soient soumis à une collecte appropriée de données, scientifiquement évaluées et gérées via un plan de pêche pluriannuel.

Il ne s’agit pas de créer de nouvelles législations, précise la Commission, qui met l’accent sur une meilleure coordination entre les instruments de financement et sur une approche véritablement intégrée pour relier entre elles les politiques de l’UE (maritime, pêche, cohésion, environnement, climat…). (Lionel Changeur)

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