L’adaptation au changement climatique et la transition de l’UE vers une économie circulaire - notamment sous l’angle de la protection des mers et des océans - sont les deux thèmes qui seront soumis à la réflexion des ministres européens de l’Environnement lorsqu’ils se retrouveront à La Valette, mardi 25 et mercredi 26 avril, pour une réunion informelle du Conseil Environnement.
Convaincu qu’il s’agit là des deux défis environnementaux les plus pressants, le ministre maltais du Développement durable, de l’Environnement et du Changement climatique, Jose Herréra, confirme, par ce choix, la détermination de la Présidence maltaise à se concentrer sur les initiatives capables de promouvoir une économie compétitive, économe dans l’utilisation des ressources et compétitive dans le cadre plus large du programme universel de développement durable à l’horizon 2030 (EUROPE 11710, 11698). Le tout pour faciliter la résilience de l'UE au changement climatique tout en préservant l'écosystème et le potentiel d'économie bleue des mers et des océans.
Le commissaire à l’Action pour le Climat et à l’Énergie, Miguel Arias Cañete, et son collègue à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, Karmenu Vella, participeront aux discussions.
Au cours de la première session consacrée à l’adaptation au changement climatique, les ministres seront invités à débattre de ce sujet dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat. Celui-ci prévoit l’amélioration de la capacité d’adaptation, le renforcement de la résilience et la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques des parties à l'Accord pour contribuer à une économie à faibles émissions de carbone, compatible avec l'objectif de maintenir la hausse moyenne de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius, voire 1,5 degré à l’horizon 2100. La Présidence maltaise souhaite que les ministres aient à l’esprit les opportunités offertes par l’action climatique et l’évaluation prochaine de la stratégie d’adaptation de l’UE par la Commission européenne, ainsi que l’éventuelle modification des plans nationaux d’adaptation, si cette stratégie était révisée.
Lors de la deuxième session, l'échange de vues portera sur les liens intrinsèques et l’interaction entre les politiques climatiques et environnementales concernant le milieu marin qu’il convient de considérer non seulement comme un écosystème vulnérable à la pollution et aux pressions croissantes dues à son utilisation, mais aussi, par les services qu’il livre, comme une source de revenus contribuant à quelque 28 milliards de dollars US par an à l’économie mondiale.
La troisième session sera consacrée aux déchets marins dans le contexte de l’économie circulaire. Les ministres discuteront de la manière dont l’UE pourrait s’atteler à combattre la multitude de déchets plastiques et microplastiques qui polluent les mers et les océans. L'échange s'inscrira dans la perspective de la future stratégie de l'UE sur les plastiques, en préparation et attendue de la Commission européenne cette année, au lieu de décembre 2016 comme initialement prévu (EUROPE 11609). Les ministres seront invités à répondre aux questions suivantes : cette stratégie doit-elle couvrir l’ensemble de la chaîne plastique, depuis la production jusqu’à l’élimination, pour faire la différence ? Comment les actions menées pour combattre ce fléau peuvent-elles donner lieu à de nouvelles opportunités économiques ? (Aminata Niang)