Le Parlement britannique a adopté très largement, mercredi 19 avril, par 522 voix contre 13, la tenue d’élections générales annoncées la veille par le Premier ministre, Madame Theresa May, pour le 8 juin prochain (EUROPE 11769).
La responsable britannique avait besoin d’une majorité des deux tiers des députés à la Chambre des Communes.
Mme May veut s’assurer de disposer d’une majorité solide avant d’entrer dans le vif des négociations du 'Brexit', qui doit être effectif avant les élections européennes de 2019. Mais des médias britanniques ont aussi accusé la dirigeante de vouloir convoquer ces élections pour réduire à néant ce qui reste d'influence au Parti travailliste de Jeremy Corbyn, même si le Labour avait indiqué qu'il ne s'opposerait pas à ce scrutin anticipé. Le quotidien The Guardian a ainsi jugé dans un éditorial, mardi soir, que le pays n’avait pas besoin de ces élections.
Interrogé sur la question, Margaritis Schinas, le porte-parole du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rappelé, mercredi 19 avril, la séquence d’évènements qui doit lancer les négociations de sortie avec Londres, notamment le Sommet européen du 29 avril, puis un conseil 'Affaires générales' autour du 22 mai afin d'adopter les directives de négociations de la Commission. Selon le porte-parole, M. Juncker estime que ces négociations débuteront réellement juste après les élections générales du 8 juin. Mme May et M. Juncker se sont d'ailleurs entretenus par téléphone mardi soir à ce sujet. (Solenn Paulic)