Les dirigeants chypriotes grec et turc, Nicos Anastasiades et Mustafa Akinci ont entamé en Suisse, lundi 7 novembre, les négociations afin de résoudre d’ici la fin de l’année la division de l’île chypriote. Le cycle de négociations qui porte, entre autres, sur la question des arrangements territoriaux, va se poursuivre jusqu’au vendredi 11 novembre.
À l'ouverture de ces négociations, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé qu’une solution était « à portée de main » pour mettre fin à 42 ans de division. « Un certain nombre de questions sensibles et difficiles subsistent. (...) Les deux dirigeants sont parvenus à un moment critique dans leurs discussions, mais la perspective d'une solution pour Chypre est à leur portée », a-t-il dit.
M. Ban Ki-moon a ajouté que MM. Anastasiades et Akinci avaient exprimé « leur espoir que cette réunion allait ouvrir la voie à la dernière phase des pourparlers, en ligne avec leur engagement commun à faire tout leur possible pour parvenir à un règlement en 2016 ». Il a rappelé que les attentes dans les deux communautés étaient élevées.
Le secrétaire général de l'ONU a aussi appelé « toutes les parties intéressées », en particulier les pays garants que sont la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, à apporter leur soutien aux discussions.
Interrogé sur la reprise des négociations, le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a rappelé que l'institution « soutenait fermement politiquement et techniquement » les négociations et que le soutien à la réunification était une de ses priorités. « La Commission salue les récents progrès et efforts », a-t-il ajouté.
Les discussions sur la réunification de l’île ont repris en mai 2015. (Camille-Cerise Gessant)