Le Conseil de l'UE a ajouté, jeudi 27 octobre, par procédure écrite, dix personnes à la liste des personnes et entités faisant l’objet de mesures restrictives de l'UE à l'encontre du régime syrien.
Ces personnes « ont été reconnues comme des personnes responsables de la répression violente exercée contre la population civile en Syrie, tirant profit du régime ou lui apportant leur soutien et/ou associées à de telles personnes », a précisé le Conseil dans un communiqué.
Parmi les nouveaux sanctionnés par interdiction de visa et gel des avoirs figurent des militaires haut gradés et des personnalités de premier plan liées au régime, explique le Conseil. Selon une source européenne, il s’agit de militaires, de politiques et de personnes liées au monde des affaires.
Les actes juridiques seront publiés dans le Journal officiel du 28 octobre 2016.
Cet ajout fait suite aux conclusions du Conseil 'Affaires étrangères' du 17 octobre et du Conseil européen des 20 et 21 octobre (EUROPE 11651). Le 17 octobre, les chefs de la diplomatie européens avaient annoncé que l’UE agirait rapidement dans le but d'imposer de nouvelles mesures restrictives visant les personnes et entités syriennes soutenant le régime (EUROPE 11647).
Avec cette nouvelle décision, 217 personnes sont soumises à une interdiction de visa et un gel de leurs avoirs en lien avec la répression violente exercée à l'encontre de la population civile en Syrie. 69 entités sont aussi soumises à un gel de leurs avoirs. Les sanctions contre la Syrie comprennent aussi un embargo pétrolier, des restrictions sur certains investissements, un gel des avoirs détenus par la banque centrale syrienne dans l'UE et des restrictions sur les exportations d'équipements et de technologies susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne ou destinés à surveiller ou intercepter les communications Internet ou les communications téléphoniques. Ces mesures sont en vigueur jusqu'au 1er juin 2017 (EUROPE 11560). (Camille-Cerise Gessant)